CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: L’Ange de la métamorphose : Jan Fabre au Louvre
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jeudi 12 juin 2008

L’Ange de la métamorphose : Jan Fabre au Louvre


La démarche de confrontation de l’art contemporain et des œuvres, que l’on qualifierait de répertoire en musique, devient de plus en plus en vogue dans les musées de beaux-arts. À tel point que le Louvre développe depuis quelques années, grâce au travail de Marie Laure Bernadac, une démarche originale et à chaque fois stimulante. Après avoir essaimé des interventions artistiques dans les collections permanentes, il s’agit là d’investir une partie d’un département.
Avec la proposition faite à Jan Fabre de se confronter à l’art flamand, le pari est osé d’autant qu’il est ambitieux. C’est un investissement massif avec une multiplication d’œuvres installées dans les espaces les plus secrets, ou dans les salles les plus emblématiques, comme celle des Rubens. L’art contestataire le plus officiel et mondain est ainsi mis à l’honneur. Évidemment, on ne peut s’empêcher de se dire que tout cela soufre d’une cruelle absence de modestie quand on prend la mesure des juxtapositions. L’égocentrisme prétentieux y sévit. Jean Fabre a beau se défendre en affirmant qu’il ne s’agit pas de se comparer aux grands maîtres, et même proposer son portrait en un gigantesque ver de terre, écrasé par le poids de l’histoire. Les signes de fragilité et d’humilité sont multipliés pour signifier cette impossible rencontre, mais il en résulte, malgré tout, un malaise. C’est peut-être du reste le plus intéressant et vraisemblablement l’effet recherché, et pour cela l’opération est réussie. Les œuvres, bien que d’un intérêt inégal, sont souvent très belles, fortes et puissantes, mais ce n’est peut-être pas le plus important ici. Du point de vue muséographique, c’est excitant, intelligent, tant pour la mise en espace et l’accompagnement, et le sociologue se régale des commentaires, des protestations, comme des enthousiasmes démonstratifs des visiteurs. L’évaluation de cette exposition doit être passionnante à faire. Retour au salon, et au scandale qui divise le public, le fait réagir : cela fait passer un courant d’air frais et l’on se dit que le Louvre a bien changé pour que de telles choses soient redevenues possibles. Bravo.

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