CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: Le Politiquement correct s’installe au musée

Pourquoi une formation en muséologie et muséographie ?

Le parcours de formation de l'Institut Denis Diderot de l'Université de Bourgogne existe depuis une vingtaine d'année, précurseur des formations aux métiers de la culture, une option en muséologie et muséographie est développée pour former de jeunes professionnels, mais aussi des professionnels en formation continue. 

Avec le passage au LMD, la formation propose un parcours en M1, d'initiation à la  muséologie et un approfondissement en M2 en muséographie
Notre philosophie : axer sur les compétences nécessaires aux métiers visés à partir d'un bilan de compétences et d'un suivi personnalisé de chaque étudiant en fonction de son projet professionnel.
Une formation en lien avec les institutions culturelles, avec l'intervention de professionnels et des activités sur le terrain, au travers de stages, de voyages d'études, de séminaires, de rencontres... 
Voir le site officiel de la formation : 

jeudi 26 juin 2008

Le Politiquement correct s’installe au musée



La presse rapporte que le musée de Manchester a dû recouvrir de bandelettes des momies égyptiennes exposées jusque-là dans ses salles. La nudité ayant choqué des visiteurs qui ont réclamé une transformation des présentations. Devant l’émoi des égyptologues, le musée ne sait quelle attitude adopter.
Sans doute nous ne verrons bientôt plus dans nos musées de restes humains sous prétexte de respect et de dignité. Ceci n’empêche pas dans les mêmes temps aux foules de se presser aux expositions de Gunther Van Hagens, ou pire aux clones de cette exposition, comme à Lyon en ce moment (Our body, à corps ouvert), proposition pourtant beaucoup moins ingénieuse.
Selon cette logique, il faudra sans doute retirer un jour tous les animaux naturalisés des muséums, à l’heure du droit au respect du vivant que réclame avec raison les protecteurs de nos amis les bêtes ! Les musées d’ethnologie participent à la tendance à leur façon en restituant des objets de culte aux supposés héritiers pour leur redonner vie. Et quand la religion aura regagné du terrain, on pourra aussi vider les musées d’art sacré et retourner les ciboires sur les autels des églises ou les madones dans les chapelles.
Ne faudrait-il pas un jour admettre qu’un objet de musée connaît, dès lors qu’il est choisi et sélectionné pour entrer dans des collections, un nouveau statut et qu’il perd du même coup son ancienne fonction ? Et qu’une relique, fut-elle sacrée pour certains, n’est plus soumise aux mêmes règles que dans la vie courante, pas plus le corps humain que les objets de croyance. Sans cet axiome, nous nous préparons non seulement à vider les musées, mais surtout à une formidable régression de la pensée des Lumières, qui a permis, rappelons-le, à la science de se développer et aux musées d’exister.

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