CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: À qui appartenaient ces tableaux ?

Pourquoi une formation en muséologie et muséographie ?

Le parcours de formation de l'Institut Denis Diderot de l'Université de Bourgogne existe depuis une vingtaine d'année, précurseur des formations aux métiers de la culture, une option en muséologie et muséographie est développée pour former de jeunes professionnels, mais aussi des professionnels en formation continue. 

Avec le passage au LMD, la formation propose un parcours en M1, d'initiation à la  muséologie et un approfondissement en M2 en muséographie
Notre philosophie : axer sur les compétences nécessaires aux métiers visés à partir d'un bilan de compétences et d'un suivi personnalisé de chaque étudiant en fonction de son projet professionnel.
Une formation en lien avec les institutions culturelles, avec l'intervention de professionnels et des activités sur le terrain, au travers de stages, de voyages d'études, de séminaires, de rencontres... 
Voir le site officiel de la formation : 

dimanche 6 juillet 2008

À qui appartenaient ces tableaux ?


Douloureuse question que celle posée par le
MAHJ, Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, à propos de ce qu’il est communément admis d’appeler les MNR, pour « Musées nationaux récupération ». Des tableaux célèbres, d’autres demeurés anonymes, ce sont 53 chefs d’œuvres qu’expose le musée pour rendre compte de cette période qui vit expatrier en Allemagne nazie un nombre considérable de biens, emportés pendant la guerre et le plus souvent restitués ensuite. Cependant du fait d’énigmes non résolues, certains biens furent déposés à leur retour dans les musées nationaux en attente d’une éventuelle demande par un ayant droit. Le musée conjugue au passé plutôt qu'au présent pour le titre de son exposition, dont le sous-titre explicite est: "Spoliations, restitutions et recherche de provenance: le sort des œuvres d'art revenus d'Allemagne après la guerre".
Si l’exposition séduit par la beauté des œuvres présentées, il est dommage que cela soit au détriment d'une option davantage tournée vers la mise en récit, que la présentation s’en tienne à une vision très « beaux-arts ». Car le sujet est délicat et mériterait d’être davantage explicité. Les biens ont souvent eu des cheminements complexes, avec des ventes forcées, des biens extorqués, mais d’autres aussi acquis tout à fait légalement. Or comment séparer en situation de guerre, et donc de rapports économiques troublés, les limites entre normal et anormal ? La chose n’est guère simple et mériterait davantage d’explications, en suivant des trajectoires d’objets, malheureusement souvent obscurs, pour donner des exemples. Car mentionner seulement que tel tableau à été vendu par tel galeriste à telle date n’est guère explicite pour le visiteur non au fait de la situation précise. Certes, les informations sont nécessairement lacunaires et c'est ce qui invite à une mise en intrigue policière. Il y aurait bien des choses à raconter, s’il ne s’agissait pas seulement de donner à voir.
Saluons au passage la superbe page d’accueil du site du musée : http://www.mahj.org/

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