CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: L'Historial Charles de Gaulle brouille les ondes
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vendredi 1 août 2008

L'Historial Charles de Gaulle brouille les ondes

Très belle réalisation expographique, l'Historial Charles de Gaulle pêche, et c'est fort dommage, par des aspects techniques regrettables. Lieu évidemment apologétique, mais on voit mal comment il pourrait en être autrement, l'exposition aborde les différents aspects de la vie du grand homme, en gommant certains aspects contestés des années de pouvoir, même si la révolte de 68 est évidemment traitée, ainsi que le fameux coup d'Etat permanent dénoncé par Mitterand un peu avant. Tout est cependant à la gloire du Général dans une hagiographie attendue, et frôle parfois le risible quand le propos s'appesantit sur l'enfance de celui qui allait présider aux destinées de la France.
Peu importe, retenons que la scénographie de 2500 m2, signée de l'Agence Moatti et Riviere, est splendide, avec des idées originales comme on aimerait en voir mises en œuvre plus souvent. L'idée du parcours se déclinant autour de la salle multi-écrans est convaincante. Des atmosphères sont créées, pour chaque contexte, sans que cela soit ni anecdotique, ni une façon artificielle et démagogique d'appâter le chaland.
Toutefois, on se demande comment des muséographes peuvent encore faire de telles bévues ? En effet, la visite s'opère au moyen d'un audioguide fonctionnant par infrarouge, c'est-à-dire par zone, ce qui ne marche nul part et qui engendre toujours des effets pervers incontrôlables. Ainsi, ce qu'on accorde ici de liberté au visiteur pour constituer son parcours de visite lui est aussitôt retiré en le canalisant dans son cheminement, jusqu'à ce qu'il craque et se passe des médiations, c'est-à-dire qu'il abrège sa visite. L'intention est que le visiteur conserve son casque du début à la fin, mais il rend les armes (ce qui est un comble dans un tel lieu !) généralement après une épreuve plus ou moins longue. Comment est-il possible de recourir encore à cette technique dépassée, qui n'a jamais donné satisfaction, alors que les médiations embarquées, librement déclenchées par le visiteur, sont à portée de tous aujourd'hui ? Nous avons pu constater les effets dévastateurs sur les visiteurs, sans parler de ces enfants d'un groupe scolaire paniqués à devoir remplir leur document de visite, alors que l'accueil leur refusait des casques, sous prétexte qu'il n'y en avait pas assez pour tous ! C'est évidemment ennuyeux de regarder des vidéos sans le son, quand il s'agit de remplir un test de bonne compréhension des informations dispensées ! Bref, nous avons été très énervé que l'on puisse encore louper un lieu pour de telles raisons, presque quinze ans après l'ouverture de la Cité de la musique... Espérons que ceci soit rectifié assez vite, malgré les dépenses à assumer pour rattraper ce plantage.
Nous attendons par ailleurs avec impatience l'ouverture en octobre prochain du centre d'interprétation du Mémorial de Colombey les deux Eglises pour pouvoir comparer les démarches mis en œuvre par les deux équipes de conception.

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