CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: Repartir à zéro: comme si la peinture n’avait jamais existé.

Pourquoi une formation en muséologie et muséographie ?

Le parcours de formation de l'Institut Denis Diderot de l'Université de Bourgogne existe depuis une vingtaine d'année, précurseur des formations aux métiers de la culture, une option en muséologie et muséographie est développée pour former de jeunes professionnels, mais aussi des professionnels en formation continue.

Avec le passage au LMD, la formation propose un parcours en M1, d'initiation à la muséologie et un approfondissement en M2 en muséographie.
Notre philosophie : axer sur les compétences nécessaires aux métiers visés à partir d'un bilan de compétences et d'un suivi personnalisé de chaque étudiant en fonction de son projet professionnel.
Une formation en lien avec les institutions culturelles, avec l'intervention de professionnels et des activités sur le terrain, au travers de stages, de voyages d'études, de séminaires, de rencontres...
Voir le site officiel de la formation : http://www.iup-denisdiderot.com


lundi 1 décembre 2008

Repartir à zéro: comme si la peinture n’avait jamais existé.

En effet, le traumatisme de la guerre, l’horreur des camps et les abominations nazies, rendent toute démarche artistique désormais un peu vaine et puérile. Malgré tout, comme le déclame Olivier Py à propos du drame lyrique dans Les Illusions comiques, tout pourrait continuer comme avant, sauf le théâtre ? Tout pourrait reprendre vie, sauf l’art ? La question est la même pour la peinture, le cours des choses retrouverait ses droits, sauf le geste de l’artiste confronté désormais à la finitude et à l’absurdité ? La thèse tenue jadis dans Le Château de Barbe bleue par Georges Steiner se défend, mais Olivier Py a également raison, pourquoi faudrait-il abdiquer tout élan de beauté sous prétexte que la monstruosité s’est manifestée ? Cruelle question qui s’exprime ici par la peinture. Hélas, les mauvaises langues pourront faire remarquer qu’en ce qui concerne les arts plastiques la déconstruction et le refus de s’approprier un métier, désormais perdu, pour reprendre les mots de Claude Levy-Strauss, avait été bien antérieur. Simplement il n’est pas possible de le dire car les mêmes ont été stigmatisé comme marqueurs de l’art dégénéré, dès lors comment serait-il possible de les confronter et de les contredire sans paraître épouser le camp des assassins ? C’est donc au silence qu’est condamné l’homme moderne, prêt à tout voir, à tout accepter, du moment que la signature de l’artiste en légitime l’expression. Ainsi, devra-t-on visiter cette exposition avec un grand recueillement, même si la plupart des propositions sont d’une vacuité manifeste, mais comme cela exprime un air du temps décomposé, l’artiste a par conséquent toujours raison. Cet art de l'immédiat après-guerre est, sauf exception, un Rothko ici ou un Soulages là, d’un profond ennui et d’une grande laideur, mais il annonce en cela notre monde avec beaucoup de talent. A voir au musée des beaux-arts de Lyon jusqu’au 2 février 2009.


0 commentaires: