CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: avril 2008
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Master MEM

mardi 29 avril 2008

Le Pavillon Du Bonheur provisoire - Bruxelles


Étonnante exposition, étonnante architecture surtout ! Comment mieux représenter avec ironie les grandes manifestations populaires, surtout lorsqu’elles se déroulent en Belgique, qu’avec un empilement de caisses de bière ? C’est ce qu’a osé l’équipe qui a relevé le défi de faire une exposition commémorative de l’exposition universelle de Bruxelles de 1958. Il faut voir cela, c’est époustouflant, pas moins de 33000 caisses auront été nécessaire pour ce lego géant.
Au pied du célèbre et imposant Atomium, le bâtiment qui a lui seul mérite la visite, dont la simplicité n’égale que l’ingéniosité, abrite une petite exposition sur les expositions universelles. Le propos est simple et clair, efficace. Les témoignages sonores notamment, le système de double projection des bandes d’actualités de l’époque et du même film commenté par un analyste actuel, tout cela est original et efficace.
Dommage que, malgré un prix d’entrée non négligeable pour le grand public, et malgré le peu de dispositif présent, la moitié de ceux-ci ne fonctionne pas après 15 jours d’ouverture... C’est le revers de la médaille d’une opération montée trop rapidement. De même, le propos de la salle de projection cède trop facilement à son dispositif. Au-delà du sensationnel - une projection dans un cube à 5 faces, cela fait toujours son effet -, le contenu consiste en une succession d’images et de quelques propos inaudibles. Tout cela n’est pas fait pour apprendre grand chose, simplement pour confirmer quelques représentations déjà largement diffusées ailleurs (et même dans l’exposition elle-même, puisqu’on peut revoir des images déjà vues sur les bornes audiovisuelles de la salle précédente). Bref, encore une fois, on peut regretter que l’absence de recherches initiales approfondies laisse place à l’unique impression visuelle. Mais il est vrai que nous sommes dans l’esprit des expositions universelles : avant tout du tape à l’œil.
À voir jusqu’au 19 octobre.
Pour en savoir plus : http://www.atomium.be

lundi 28 avril 2008

L’évènement au musée


Le 11 avril dernier, le Louvre organisait son colloque annuel PARTAGES à l’auditorium, avec pour thématique : L’évènement au musée. Il ne s’agissait pas de traiter de la question de l’exposition temporaire, mais plutôt de l’intégration des formes du spectacle vivant dans les lieux de patrimoine, et plus particulièrement les musées.
Après l’introduction de François Vaysse, nous avons eu le plaisir d’animer la table ronde du matin. Celle-ci a réuni Anne Dufourmantelle, dont l’approche introductive sur la notion d’événement fût passionnante et Anne Krebs dont la communication aboutie à une synthèse brillante des implications et des effets recherchés. Entre ces deux communications, Bernadette Dufrêne, Nicolas Frize, Frédérique Lesueur, Cyrille Gouyette, Belem Barbosa proposèrent à leur manière des points de vue complémentaires sur la question.
L’approche s’est poursuivie avec intérêt par la table ronde de l’après-midi, conduite par Marie-Christine Bordeaux qui recevait Emmanuel Wallon, Olivier Winchester, Tino Seghal, Jean Blaise, Dominique Cominotto et Roland Schön. En alternant les communications de praticiens, d’analystes, d’artistes et d’animateurs de structures culturelles la journée a su trouver un rythme et une progression. Les ponctuations et intermèdes poétiques de Frida Morrone et de la Compagnie Les Sans Cou donnèrent des respirations aux réflexions.
Les communications seront prochainement mis en ligne sur le site du Louvre : voir ici.

dimanche 20 avril 2008

Musée Sir John Soane


Tous ceux qui s’intéressent à l’histoire des musées trouveront le musée de Sir John Soane de Londres merveilleux. Maison de collectionneur qui a transformé son domicile en musée, visité dès 1833, le lieu est à la fois maison d’hommes illustres, cabinet de curiosité, premier musée public et phénomène en soi.
En faisant don à la Couronne de son bien, le fondateur ordonna de tout préserver en l’état, ainsi pour son plus grand bonheur, le passionné de musée peut faire une excursion dans le XVIIIème siècle.
Sir John Soane, architecte célèbre se passionnait pour les antiques, mais aussi pour les œuvres d’art et les objets curieux. Ainsi, des tableaux des plus célèbres y figurent, notamment de William Hogarth, mais ce sont surtout les dispositifs inventés pour les présentations dans des espaces exigus qui, parce que muséographiquement ingénieux, sont fascinants. Des surprises attendent ainsi le visiteur. Jeux de volumes architecturaux, jeux de miroirs, jeux des présentations et des accumulations, le musée est riche par ses collections, mais surtout par ses dispositifs. Ajoutons que le visiteur y est reçu avec tact. Le lieu est des plus charmants, et comme le musée Arlaten participe d’une histoire essentielle pour la muséologie.

mercredi 9 avril 2008

Vers une redéfinition du musée ?


Vers une redéfinition du musée ?, sous la direction de François Mairesse et André Desvallées, L’Harmattan, 2007.
Le concept de musée est évolutif. Malgré les apparences, et bien que l’institution affiche un principe de permanence et de stabilité, en réalité ses objectifs et ses missions sont relatifs à la période historique dans laquelle il se développe. C’est également parce qu’il est pluriel, et qu’il ne se résume pas au seul musée de beaux-arts, qu’il est parfois complexe de le délimiter. Depuis trente ans, l’ICOM, organisme consultatif de l’UNESCO pour les musées, a par exemple reconnu les zoos et les aquariums comme relevant de sa compétence. Plus récemment, le patrimoine immatériel à fait son apparition et conduit à transformer les conceptions.
Déjà, dans les années 70, la question de la participation et de la mission sociale du musée avait conduit à le penser comme un outil au service du développement des communautés davantage que comme une institution de préservation, de conservation et de recherche. Bien sûr, selon les pays, les sensibilités et les volontés, sa définition varie.
Facteur de mise en relation sociale ou lieu de préservation d’une mémoire, de savoir-faire ou encore de capitalisation de trésors, la façon de le penser à des incidences concrètes sur sa gestion et sur les actions qui y sont conduites, sur la façon de les mettre en œuvre, ainsi que sur les publics auxquels on prétend s’adresser. La mission didactique a longtemps prévalu, il semble qu’elle soit souvent dénoncée à présent. De même la délectation et la contemplation sont reléguées au profit de l’expérience du visiteur, de la découverte et des divertissements que celui-ci y trouve.
Dans cet ouvrage, différents muséologues mettent en perspective leur conception du musée, sous la houlette d’André Desvallées et de François Mairesse. Ils écrivent depuis des pays différents, de l’Asie à l’Amérique du Sud, du Canada aux Pays de l’Est. Pour cela, le volume fait sentir les divergences culturelles et les hésitations de la langue qui ne donnent pas toujours exactement les mêmes nuances à un concept.
Les contributions érudites d’André Desvallées sont précieuses. Le texte de François Mairesse pour servir d’entrée au terme de musée dans un thésaurus en chantier est passionnant, mais c’est le papier d’André Gob, introduction très drôle et très fine au débat, qui ravit le lecteur. Son dialogue socratique sait refléter les débats contemporains et les appréciations des uns et des autres. Rien que pour ce texte, le volume mérite le détour.

dimanche 6 avril 2008

Visite de musées suisses


Dernier et ultime voyage d’étude avec la promotion des étudiants en muséologie et patrimoine du Master 2 pour l’année 2007-2008.
Marc-Olivier Gonseth, directeur du MEN, musée d'Ethnographie de Neuchâtel, nous recevait pour visiter l’exposition actuelle : Retour d’Angola.
Puis nous avons visité l’exposition du muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel et sa toute dernière exposition Le Propre du singe, le musée et site archéologique du Laténium, et l’exposition actuelle Par Toutatis, la religion des Celtes, puis l’Alimentarium de Vevey et son exposition temporaire De la cuisine à l’usine.
Deux journées bien remplies avec des visites de sites, qui dans leur extrême différence, sont tous remarquables du point de vue muséographique.

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