CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: octobre 2008
La Formation en muséologie :

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Master MEM

jeudi 30 octobre 2008

Mantegna, évidemment...

Evidemment, l'exposition Mantegna est un ravissement, beaucoup de ces oeuvres sont des prodiges que l'on se plaît à comparer et souvent à découvrir. Certes, on pourra passer plus vite sur certaines qui accompagnent, elles visent à rendre compte d'une époque et leur intérêt réside surtout dans l’effet de contraste d’avec la main du maître. Les oeuvres distillent de grandes variations dans les formes, bien que de mêmes techniques et de mêmes effets s’y produisent. Des jeux, par exemple avec les nuages anthropomorphes, courent au long des oeuvres, ainsi qu'une certaine façon de mettre en perspective les personnages pour nous les faire considérer dans leur grandeur. C'est du reste le point limite de l'exercice muséographique, car l'exposition donne quelque peu raison aux Lettres que Quatremère de Quincy adressa à Miranda contre le déplacement des  oeuvres. Elles ont leur place dans des églises italiennes, que l'on est amené à devoir imaginer en parcourant les salles. Le musée y révèle plus que pour d'autres cas ses limites et son caractère monstrueux. 
Précisons pour le visiteur qu'il est peu utile de prendre le dispositif de médiation proposé à l'entrée, car outre la petite image affichée qui semble rajeunir l'audioguide en lui offrant le nouveau nom de PDA, en revanche le commentaire des historiens d'art demeure toujours aussi pauvre. Est-il vraiment utile de nous répéter à chaque exposition que tel tableau est unique, que tel peintre est novateur, que telle technique démontre la grande maîtrise de son auteur, et que telle autre est d'une facture exceptionnelle ? Le visiteur sait bien que Le Louvre n'expose évidemment que des chefs-d'oeuvre, mais c'est un peu court, on aimerait entendre des discours qui dépassent les qualificatifs pour nous raconter des choses...

mardi 28 octobre 2008

I-Tunes vous accompagne dans vos visites de site

Préparer sa visite ? Prendre les devants pour ne pas encombrer les files d'attente ? Avoir le commentaire, avant, pendant et après ? Sensibiliser des amis récalcitrants à la visite ? Il y a bien des raisons pour utiliser l'offre désormais disponible pour de nombreux lieux de visite, qui consiste à podcaster l'outil de médiation sur son Ipod avant d'aller visiter. Allez faire un tour sur I-Tunes et vous constaterez que s'y préfigure les médiations de l'avenir. Ce n'est sans doute que le début de ce que promettent les nouvelles technologies en matière d'accompagnement du visiteur. Conserver un souvenir et une possibilité de revenir à cet outil après la visite n'est pas des moindre intérêts. 

jeudi 23 octobre 2008

De la pub entre les oeuvres au Petit Palais

 Pauvre Pierre Joseph Proudhon ! Il doit prendre des maux de tête dans sa tombe : faut-il en arriver là et devoir accrocher des photos people entre les oeuvres pour que l'on se presse au musée ? Sans doute puisque cela nous a incité à revenir et à constater une fois encore combien ce lieu agréable détient de belles choses. Mais quand même ! de là à voir Lady Di ou Madonna aux cotés de la Vierge, où des tops models juxtaposés aux peintures sociales du XIXème... Tom Cruise ou Nicole Kidman et quelques stars du moment. Cela plaît beaucoup à la presse glamour.
  

Faut-il vraiment mettre du sexy partout pour vendre ? Et même s’il ne s’agit que de déclarer des fréquentations  records puisque le lieu est d'accès gratuit aux expositions permanentes comme l'a voulu la mairie de Paris ? En effet cette temporaire est immiscée dans le permanent, comme il est de mode aujourd'hui. Alors ? Succès d'audience, faire parler de soi, en être, ne pas décrocher du haut des palmarès, demeurer sous les spots lights, voilà la morale de l'époque, l'importance de la fréquentation et de votre côte de popularité décidera de votre place dans la hiérarchie et l'estime sociale. Les photos de Demarchelier sont sans doute techniquement parfaites, même si elles sont toutes aussi niaises et fadasses les unes que les autres, puisqu'il est bien difficile d'en mémoriser une seule au bout du compte, mais c'est le principe de cette juxtaposition qui est étrange. Même si l'accrochage donne un visuel du plus bel effet, c'est un peu court pour convaincre, si ce n'est de dévoiler la vacuité du discours général : suffit-il de mettre des pin up en maillot de bain à côté d'une peinture de bord de mer pour tenir un propos ? C'est un peu au raz des pâquerettes, mais bon cela plaît, c'est la version bling bling de la muséographie.

mercredi 8 octobre 2008

De l'interprétation au centre d'interprétation

Numéro spécial de La Lettre de l'OCIM de septembre octobre, que nous avons eu le plaisir de coordonner avec Daniel Jacobi, suite au séminaire sur ce thème tenu à l'Université de Bourgogne l'année dernière. Quelques uns des communicants aux journées d'étude proposent ici un article, analysant au travers d'une étude de cas la notion de centre d'interprétation. Un dossier spécifique traite des CIAP, les Centres d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine. Des thématiques variées sont abordées, à partir de lieux existants ou en devenir.
Mélanie Bessard et Nolwenn Robine, étudiantes de muséologie de la formation de M2, ont ainsi pu valoriser un travail conduit lors de l'année, explorant plus particulièrement les relations des centres à la recherche.
Espérons que ce numéro puisse servir à alimenter les réflexions. Nous pouvons d'ores et déjà annoncer la parution d'un ouvrage plus complet, à venir sur ce thème début 2009.

samedi 4 octobre 2008

A table ! ... au Pavillon des sciences

Belle exposition remise en mouvement par CAP Sciences, le CCSTI de Bordeaux, après sa présentation au Palais de la Découverte. Elle nous avait laissé un très bon souvenir, la version plus légère qui circule présentement en itinérance gagne peut-être en efficacité ce qu'elle perd en impression visuelle. Moins de spectaculaire, mais un message qui est plus limpide, plus incisif. Si le visiteur se perdait un peu dans la grande exposition du Palais, agacé parfois par l'omniprésence des marques et de leur collusion avec le monde de la recherche, tendance particulièrement forte de ce secteur, la version présentée actuellement au CCSTI de Montbéliard évite ce travers.
Le visiteur est confronté aux grandes questions liées à la thématique, les OGM évidemment, mais aussi les pollutions et démarches frauduleuses, les choix en matière de pratiques alimentaires... Une vision anthropologique est développée mêlant histoire, sciences, coutumes et choix politiques. Un faux espace snack, dans lequel le visiteur compose son menu à partir de photos de plats revêtus de codes barres avant de passer à une caisse qui lui révèle si son choix est équilibré, n'est pas seulement ludique, mais développe une vraie pédagogie alimentaire. Un espace pour tous petits a également été aménagé par le lieu d'accueil, proposition très réussie.
On pourra profiter de la visite pour découvrir ou redécouvrir le Pavillon des sciences et son parc magnifique, son emplacement exceptionnel. Un très bel équipement servit par une équipe dynamique.

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