CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: avril 2009
La Formation en muséologie :

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Master MEM

vendredi 24 avril 2009

L'Espagne en pleine Beauce !

Après Saragosse, Chartres ! Et oui une partie des éléments exposés dans le pavillon de la France lors de l’exposition universelle l’année dernière en Espagne sont présentés à présent au COMPA à Chartres dans une exposition temporaire qui se révèle être une gageure. Le chargé de projet a bien du mérite d’avoir tenté l’impossible, celui de reprendre des éléments d’une scénographie nécessairement spectaculaire, c’était son rôle, pour les montrer dans un autre contexte, moins propice à l’événementiel, il faut bien l’admettre. Evidemment, les attentes en terme de fréquentation et de notoriété ne sont pas absentes de ce coup malin. Ceci étant les propositions retiennent l’attention, malgré des erreurs de conception de certaines manips. Le thème de l’Eau, choisi comme sujet pour une exposition universelle située à un endroit pour le moins critique de la planète, à cet égard - et que l’affluence à l'événement n’a paradoxalement pas dû arranger -, est revisité autrement dans la plaine de Chartres. Car paradoxalement c’est sans doute la partie, certes plus modeste expographiquement parlant, que le COMPA a ajouté à l’exposition universelle qui s’avère la plus intéressante, de par son contenu. Avoir le courage de révéler les problèmes de pollution et d’épuisement des sols dans une région d’agriculture intensive n’est pas anodin. L’exposition revient alors à des formes essentielles, déserte les grandes installations spectaculaires pour en venir au message, et c’est une drôle de chose que cette exposition en deux parties, où la vedette Saragosse perd de sa superbe et s’efface devant l’ajout modeste du COMPA ! 

http://www.lecompa.com/lecompa/index.html

sur le Pavillon de la France, son parcours muséographique et sa galerie photos

mercredi 15 avril 2009

De l'archéologie à Zamora


Très beau petit équipement, le musée archéologique de Zamora en Espagne est d’une qualité architecturale qui mérite attention. Le jeu avec les lumières naturelles, les ouvertures sur l’extérieur et le bâtiment, le parcours que suit le visiteur au gré du déroulé muséographique, tout cela est intelligent. On sent que les architectes (Tuñón et Mansilla) ont visité, et qu’ils font des clins d’oeil à d’autres lieux de référence. Inutile d’en aligner des tonnes, une visite efficace, qui en peu d’espaces et peu d’objets, apporte l’essentiel et propose une exploration dans le temps, de la préhistoire à la peinture contemporaine. Un défi ! Mais très bien relevé pour ce petit musée de ville qui remplit très bien son rôle dans la Cité et qui propose aux visiteurs de passage une initiation pertinente. Un peu l’écart des grands axes, une petite ville qui mérite du reste le détour, fort agréable, avec ses cigognes indifférentes à nos découvertes. Renseignements ici

    

mercredi 8 avril 2009

Il sont partis sur le terrain !

Les étudiants de muséologie-muséographie et patrimoine de l'année 2009-2010 sont partis en stage long. Il sont investis les terrains suivants, dans une belle diversité. Souhaitons leur bonne chance et de beaux projets. 

  • Aude est en stage dans une agence de muséographie scénographie en Bretagne, Pierre Combes
  • Elodie est en stage à Paysalp, elle travaillera sur la collection Hermann
  • Céline est au musée des beaux arts de Dôle, analysera la collection du musée d’Arbois
  • Marie Cécile est en stage à Lieux d’effervescence à Montlucon pour la conversion d’un patrimoine de l’imprimerie au service de la création artistique
  • Jean-Marc va à la Conservation départementale du Jura pour travailler sur le projet du musée d’Arbois
  • Margot va à lAgence Abaque, et poursuit une réflexion sur l’objet de musée
  • Patricia poursuit son stage au MEN, Musée d’ethnographie de Neuchâtel et développe parallèlement une réflexion sur l’exposition des restes humains 
  • Solange est en stage à Confluences et s’interrogera pour son mémoire sur les présentations de l’art contemporain des peuples autochtones
  • Marc-Abraham sera en stage à la mairie de Vezelay pour la valorisation du patrimoine religieux
  • Elodie fait son stage de M1 au service culturel du musée du Louvre
  • Claire est en stage au musée de Borda à Dax sur la régie des oeuvres
  • Leslie est en stage au Conseil Général des Pyrénées Atlantiques au service Culture Patrimoine pour une mission d’inventaire du patrimoine
  • Anne Coiseur part en stage au pays d’art et d’histoire de l’Auxois-Morvan
  • Audrey va en stage à la ville de Dijon pour préparer les médiations pour une future exposition
  • Eve, étudiante de M1, va à l’artothèque de Caen
  • dimanche 5 avril 2009

    Musée du Grand Curtius

    Le musée du Grand Curtius vient d’ouvrir ses portes à Liège après des années de fermeture pour travaux, il regroupe plusieurs musées et collections jusque-là dispersés. Très belle réalisation architecturale, malgré quelques aménagements un peu étrange dans la cour notamment, la prouesse pour articuler plusieurs bâtiments et concevoir un parcours de visite est remarquable. Si la scénographie est également très réussie, avec de belles présentations et un design d’ensemble appréciable, il n’en est pas de même du graphisme des textes, la plupart du temps illisibles, en caractères trop petits, souvent trop longs par leurs contenus et édités ton sur ton. On s’étonne que de telles inepties puissent encore se faire malgré le nombre d’études et d’évaluations réalisées sur la question. Les collections de cartels sont également assez éprouvantes. Plus grave, le discours tenu est des plus classiques, voir demeure quasi inexistant, puisqu’il s’agit surtout de présenter des collections, au demeurant superbes. Mais la réalisation d’un musée peut-il encore se faire aujourd’hui avec le même paradigme que pour ceux ouverts au XIXème siècle, alors que depuis trente ans des réflexions notables ont eu lieu pour penser le musée autrement et dépasser le caractère fétichiste du musée gardien de trésors ? Conserver pour conserver, ou pour la seule contemplation, demeure un peu court alors que tant de choses devraient être dites sur l’histoire de la ville. Le plus étonnant est la collection d’un particulier qui prend au sein du musée une place assez déconcertante pour un établissement public. Que ces quelques critiques ne détournent pas malgré tout d’une visite qui mérite grandement d’être faite au moins pour le lieu et les collections. 

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