CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: Mythologie du musée
La Formation en muséologie :

Vous êtes intéressés par une formation initiale ou par la formation continue en muséologie et muséographie ? La formation MEM : Master Expo-Muséographie, en conception des expositions de l'Université d'Artois est faite pour vous !

Voir les renseignements :

ou sur le site de l'Université : (document à télécharger colonne de droite) ou sur ce lien.

Master MEM

jeudi 3 juin 2010

Mythologie du musée

Il est important de lire Bernard Deloche car c'est toujours stimulant pour l'esprit, cela réveille des conformismes qui guettent toujours. Sa dernière parution, Mythologie du musée au Cavalier bleu ne déroge pas. Bernard Deloche règle ses comptes avec l'institution musée comme un amoureux déçu. Il demande tant qu'il s'avère insatisfait des plaisirs qu'on lui prodigue. "Qui aime bien châtie bien " dit le proverbe populaire, et c'est ainsi qu'il faut comprendre les reproches de l'auteur. Deloche aurait rêvé tellement plus. Toutefois, il nous semble qu'à force de proclamer l'abstinence et le divorce, l'auteur développe une vision non seulement caricaturale, mais assez passéiste des lieux. A force de ne pas les fréquenter, il construit une mythologie du musée, sa propre mythologie, l'image d'une institution très éloignée de ce qu'elle est réellement. Ainsi, quand il écrit (p.56-57) que le musée est coupé du présent "refusant toute forme de rapports interactifs", l'information circulant à sens unique de haut en bas, nous ne pouvons pas le suivre. C'est vrai de l'archétype du musée, et il est vrai que beaucoup de musées de beaux arts sont encore ainsi, mais c'est faire silence sur tellement d'autres lieux, et pas seulement des musées de science, muséum, musées de société, écomusées... qui explorent actuellement des mises en dialogue, des échanges. Le Web.2 sert du reste beaucoup à cette co-construction des espaces de visite et même des discours.

Quand Deloche reproche que le rap et les tags ne paraissent pas avoir leur place au musée (p.58), c'est exactement le reproche inverse de celui adressé par un Jean Clair ou un Yves Michaud... On sait aussi que Didier Rykner dans Le Spleen d'Apollon a amalgamé le Louvre Lens et Abu Dhabi comme les deux faces d'une même médaille, mais c'est à notre avis abusif (p.61). On passe sur de nombreuses remarques que nous aurions à faire, mais avancer que le Musée d'Ethnologie de Neuchâtel produit ses expositions à partir du public (!!!)... ou encore que le musée Gadagne de Lyon s'intéresse à la vie sociale et aux rythmes de la ville contemporaine (!!!!!), c'est un peu fort de café... Bernard, fais toi violence, s'il te plaît retournes un peu faire des visites...

Aucun commentaire:

Une erreur est survenue dans ce gadget