CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: janvier 2010
La Formation en muséologie :

Vous êtes intéressés par une formation initiale ou par la formation continue en muséologie et muséographie ? La formation MEM : Master Expo-Muséographie, en conception des expositions de l'Université d'Artois est faite pour vous !

Voir les renseignements :

ou sur le site de l'Université : (document à télécharger colonne de droite) ou sur ce lien.

Master MEM

samedi 23 janvier 2010

Musées du monde sur IPhone

Nous avions présenté l'application de la National Galerie, celle du Louvre est amusante, mais moins convaincante. Le problème est que la sélection faite des seuls chefs d'oeuvre est compréhensible, mais rend finalement l'offre peu attractive aux connaisseurs. Il faudrait aller plus loin que l'initiation et développer des offres plus ciblées.
Enfin, ne faisons pas la fine bouche ! C'est quand même au top. Rendez-vous sur ITunes !

Des musées du monde entier proposent des applications, des podcasts
et même des chasses au trésor pour votre iPhone.
Vous trouverez des visites guidées vidéo et audio,
le plan des musées et même le détail des collections.
Visitez le site web de votre musée favori ou découvrez-en d'autres,

vendredi 22 janvier 2010

De la gratuité dans les musées

Séminaire sur les politiques tarifaires organisé par et avec nos collègues de l’Université de Franche-Comté, dans le cadre du PRES, ce mariage qui unit désormais les universités appelées à se rapprocher, voire à fusionner. Nous développons dans ce cadre des séminaires communs pour les étudiants des formations des deux universités. Premier séminaire à Dôle, ville où l’université sévissait au moyen-âge, avant que Besançon et Dijon ne s’imposent. Réflexions autour des questions de gratuité dans les musées, et plus généralement de politiques tarifaires, avec Jacqueline Eidelmann, Claude Fourteau, Dominique Bourgeon-Renault, François Mairesse, Jean-Michel Tobelem... les étudiants et des professionnels des musées. Enquêtes, approches théoriques, débats et controverses... Journée stimulante qui en appelle d’autres.

Pour le programme, voir le site de l’UFC : http://www.publicsdelaculture.com/index.html

Pour les séminaires, voir : http://web.me.com/cserge1/Séminaires_Denis_Diderot/Podcast/Podcast.html ( à coller dans votre navigateur)

lundi 18 janvier 2010

Retour au MacVal

Retour au MacVal, Musée d'art contemporain du Val de Marne, pour le volet Après de l'exposition Christian Boltanski. Si le concept est intéressant, l'expérience que le visiteur est censé ressentir nous a laissé un peu froid. C'est d'autant plus frustrant que les oeuvres de l'artiste nous ont souvent touchées. Les installations vues notamment au Grand Hornu, au Luxembourg, nous avaient bouleversées. Peu importe, c'était aussi l'occasion de visiter la présentation 3 du MacVal et de constater une fois encore la qualité et la pertinence de ce lieu. Si la visite la veille au Palais de Tokyo avait été une agréable sortie pour discuter entre amis au gré d'une ballade dans des salles dans lesquelles des artistes avaient parait-il sévis, la discussion permettait de ne pas trop s'interroger sur la vacuité de tous ces artistes sans art... Le MacVal permet en revanche de renouer avec un art contemporain un peu moins affligeant, et de croire que ce milieu puisse même avoir une certaine éthique.

mardi 12 janvier 2010

Parce Queue

Voyage annuel à Neuchâtel avec les étudiants de muséologie patrimoine. Au menu des réjouissances, l’exposition du muséum d’histoire naturelle, Parce Queue. Belle exposition anthropologique, transversale sur un sujet bizarre et incongru, qui se révèle après visite aussi sérieux et passionnant qu’on le croyait d’abord futile. Voilà comment surprendre le visiteur, l’instruire, le faire rire, car l’humour est, comme toujours au muséum de Neuchâtel, très présent. On fait la queue évidemment pour entrer dans l’exposition et un clin d’oeil en fin d’exposition nous rappelle que l’inauguration s’est faite à la queue leu leu ! Intelligente approche qui de la queue de poisson aux imaginaires de sirène et aux variantes mythologiques, de l’usage à l’inutilité de la queue des mammifères en passant par les fantasmes masculins ne laisse aucun sujet de côté. Mais ne gâchons aucune surprise, encore une belle démonstration du savoir faire en matière d’exposition à partir d’un scénario tenu, d’une scénographie inventive et d’une démarche audacieuse. Jusqu’où iront-ils ? On brûle de savoir quels thèmes, le muséum nous réserve à l’avenir !

dimanche 3 janvier 2010

Irrésistible art contemporain

Les Français s’y pressent tout particulièrement, on ne sait pourquoi ! Sans doute un peu inquiet d’avoir vu s’éloigner une collection dont on dit qu’elle est importante. Mais d’île en île, elle a échoué dans un des lieux les plus fréquentés de la planète. En réalité, cela n’a guère plus, guère moins d’intérêt que ce l’on voit habituellement dans les musées d’art contemporain de France et de Navarre. Les artistes y sont les mêmes, les oeuvres tout aussi souvent indigentes. Bien sûr il y a quelques propositions fortes, de bonnes idées, dans un flot de choses plus désoeuvrantes les unes que les autres. Mais on ne le dira pas, ce serait très mal vu de critiquer la quintessence artistique contemporaine. Donc François Pinault a choisi de présenter sa collection, à Venise, dans deux lieux stratégiques de la ville, Le Palazzo Grassi et Punta Della Dogana. De très beaux lieux, bien rénovés, héritage d’un passé glorieux, dans une ville en perdition. Des lieux pour lesquels de nombreux sponsors ont été mis à contribution et qui ne se visitent pas pour autant gratuitement, cela semble même un bisness d’un bon rapport, à 20 euros l’entrée, et 17 euros tarif réduit ! Car on ne passe pas à Venise sans céder à la tentation, évidemment !

vendredi 1 janvier 2010

A mourir pour mourir !

S’enfonçant chaque jour davantage dans les eaux d’une lagune polluée et contaminée par les industries avoisinantes, Venise est superbe. Evidemment superbe, comme tous ces bijoux que l’on conserve précieusement dans nos vitrines de musées, témoignant d’un passé qui n’est plus. Ville musée, Venise est avec Las Vegas sans doute les deux parcs d’attractions formidables de notre planète, l’une patrimoniale, mise à mort par un tourisme béatifié par l’UNESCO, l’autre enfer du jeu qui étourdit de son électricité les esprits simples. Ville Lumière, elle était le symbole d’un humanisme éclairé et de la prouesse du génie humain, dont ses gloires passées témoignent, peintres, musiciens, architectes, décorateurs d’opéra... Venise rend compte du déclin de notre civilisation, enfermée dans un mouroir festif. Carnaval, parades des gondoles, réjouissantes escapades touristiques pour amoureux insouciants... Régis Debray l'accusait jadis d'être trop policée pour être honnête, son image parfaite est pourtant écornée. Venise condamnée par le réchauffement climatique est aussi en proie au trompe-l’oeil qui la menace. Devenue une sorte de lieu de pèlerinage pour touristes, elle fait semblant de vivre, alors que tout y est devenu factice. La plupart des habitants ont fuis, et ne demeurent que ceux qui travaillent pour l’industrie du tourisme. La vie se singe elle-même pour que les badauds puissent s’immortaliser sur des clichés que l’on efface aussi vite qu’on les prend. Elle est un formidable lieu de réflexion sur les excès de la patrimonialisation.

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