CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: janvier 2011
La Formation en muséologie :

Vous êtes intéressés par une formation initiale ou par la formation continue en muséologie et muséographie ? La formation MEM : Master Expo-Muséographie, en conception des expositions de l'Université d'Artois est faite pour vous !

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ou sur le site de l'Université : (document à télécharger colonne de droite) ou sur ce lien.

Master MEM

dimanche 30 janvier 2011

Jouer avec les oeuvres ?

Permettre de jouer avec les oeuvres, virtuellement s'entend, cela ne doit pas donner des hauts le coeur à ceux qui prêchent le respect et la contemplation, l'un n'empêche pas l'autre. La délectation peut aussi se marier avec le décalage de regard. Il y a un temps pour chaque chose. L'humour est une manière de s'approprier aussi les oeuvres, de les regarder autrement. C'est ce que fait Léo Caillard dans de drôles de photographies. Signalons au passage le très beau blog buzzeum.com qui a repéré ses oeuvres, et que nous citons ici. Ce blog apporte des informations intéressantes sur les musées et les expositions dans une très belle présentation.

vendredi 28 janvier 2011

Une exposition fantôme !

L'exposition est censée traiter des revenants dans l'histoire de l'art, de belles affiches en vante l'originalité. Car il est vrai que le sujet est très original et on se délecte par avance de cette exposition que l'on imagine déployant un discours sur la figure vaporeuse des apparitions, spectres, ectoplasmes et autres zombis... Nous nous attendions à explorer des facettes cachées du Louvre et redécouvrir peut-être des tableaux et dessins que nous avions mal vu, dans lesquels les fantômes nous avaient échappés. Hélas, l'expo est bien évanescente, non pas tant parce qu'elle comporte en tout et pour tout vingt oeuvres, mais parce que son discours est assez peu imaginatif. Une fois les oeuvres décrites, cela laisse le sentiment d'une juxtaposition un peu artificielle. Il y a peu de problématisation, et on ne perçoit parfois qu'un rapport lointain entre les apparitions d'Ossian, les danses macabres et le retour des morts vivants ! On s'amusera en revanche d'une série de plaques animées par une tirette, des diablotins y dansent dans un dispositif assez original.

A voir au Louvre, Revenants. Images, figures et récits du retour des morts, jusqu'au 14 mars.

vendredi 21 janvier 2011

Exposer la photographie

Une fois n'est pas coutume, invitons à aller visiter un autre site ! Belle introduction à la question de la photographie et de son exposition, réflexions conduites par François Cheval, conservateur du musée Niepce de Chalon-sur-Saone et iconoclaste devant l'éternel... mais, un conservateur d'un musée de la photographie pouvait-il être autre chose qu'un briseur d'images ?! A l'occasion d'un voyage en Chine, François Cheval fait part de ses analyses et de la signification de l'image pour nos sociétés. La photographie est un élément essentiel dans la rencontre, la captation, l'apprivoisement, peut-être la neutralisation ou la possession de l'altérité : mettre l'autre en image et l'exposer... De très belles photos, anciennes et contemporaines, sont mises en perspective pour accompagner et faire respirer la réflexion que propose cet entretien au long cours avec Didier de Faÿs. A savourer par ici.

Plus largement profitons pour signaler ce site, mine d'informations : http://www.photographie.com

mardi 11 janvier 2011

La dentelle de Calais

Magnifique, le nouveau musée de la Cité de la dentelle et de la mode de Calais est un très bel équipement. Son architecture subtile (de Moatti et Rivière) qui donne un ancrage moderne à une ancienne usine du centre ville, une scénographie signée Pascal Payeur qui est toute de grâce et de délicatesse, enfin une muséographie intelligente qui traite des sujets avec concision et efficacité : le visiteur a tout pour être heureux ! Il faut espérer qu'ils seront nombreux à faire le détour, car la ville un peu enclavée et il faut le dire peu attractive, le mérite. Son histoire est passionnante à qui sait prendre le temps de la découvrir. Certes, la visite s'adresse davantage à un visiteur individuel qu'à un enfant désireux de jouer, toutefois, si le discours est exigeant, il n'est pas complexe et il peut être appréhendé par tous les publics. L'approche anthropologique mêle l'histoire, la sociologie, les arts décoratifs et la mode, les techniques, les innovations industrielles, le design... On regrettera bien entendu que, une fois de plus, ici comme à St Etienne, Roubaix et dans nombre de lieux, l'approche sociale et contemporaine soit minimisée, mais dans une période d'incertitudes sur le devenir industriel local, on comprend que le sujet soit trop sensible et trop politique pour être abordé... Une très belle réalisation à découvrir.

jeudi 6 janvier 2011

Conservateurs : un métier à décrypter

C'est assurément ce que fait Frédéric Poulard, brillant historien des politiques culturelles en considérant l'évolution des musées depuis quarante ans, il considère la manière dont les professions se restructurent sans cesse. Dans son Conservateurs de musées et politiques culturelles : l'impulsion territoriale, l'auteur signe un ouvrage de référence. Car c'est la montée en puissance de l'intervention des collectivités territoriales qui est déterminante dans les métamorphoses que le chercheur analyse. Livre dense par son contenu, les informations dispensées seront utiles tant à ceux qui exercent le métier pour prendre du recul avec le terrain dans lequel ils évoluent que pour les étudiants qui entendent s'y professionnaliser. Ouvrage d'histoire autant que de sociologie, il est agrémenté d'études de cas, de portraits de situations et fourmillent de données concrètes. Il enrichit ainsi une collection Musées-Mondes dirigée par Jacqueline Eidelmann et Mélanie Roustan à la Documentation française qui s'impose désormais comme un lieu incontournable de la muséologie.

mercredi 5 janvier 2011

Le bestiaire de Neuchâtel

Plus que 3 jours pour voir l'exposition Espèces en voie d'apparition, avec les oeuvres de François Riou, "entomologiste de la grande distribution marchande", comme l'artiste se définit lui-même ! Magnifique exposition, aussi belle que drôle, comme sait en proposer souvent le muséum de Neuchâtel. Exposition que l'on peut labeliser sans hésiter "développement durable !" puisque l'artiste travaille avec des matériaux récupérés pour constituer son bestiaire. Exposition à visiter en famille, avec des jeunes enfants comme avec le grand-père, chacun va rire, s'extasier et s'émouvoir. Une exposition qui devrait circuler en toute logique dans tous les muséums de France... Mais nous nous étions dit la même chose pour l'exposition Du coq à l'âne, et nous ne l'avons revu qu'à Orléans. Celle-ci aura t-elle plus de chance ? C'est en tous les cas à souhaiter, car c'est une belle proposition.

Profitons aussi pour faire de la pub pour le site internet du muséum, une belle réussite également !

lundi 3 janvier 2011

Cherchez le renard...

Drôle d'exposition que celle de Francis Alÿs au Wiels, ancienne brasserie bruxelloise transformée en nouveau centre d'art contemporain. L'artiste présenté aime à mettre en scène l'attente, notamment dans ses vidéos. Il explore des tensions, des mouvements et des cycles. Ainsi la longue danse des moutons autour d'une place que guide ou que suit un homme selon les moments, les interventions pour repeindre soigneusement au pinceau des lignes jaunes en Amérique du Sud ou encore pour tracer des interrogations sur le mur de Jérusalem. De toutes ses vidéos, celle présentée dans l'entrée (seule oeuvre que l'on ait le droit de photographier) est assez comique : au moyen de caméras de surveillance on assiste aux errances d'un renard enfermé dans un musée londonien ! Mais de toutes les propositions, c'est la danse avec la tornade qui a le plus de succès.

A voir avant le 30 janvier 2011.

dimanche 2 janvier 2011

Le musée Picasso nous fiche la honte

Pour le musée Picasso, l'année se termine honteusement et ternie une fois de plus l'image de la France à l'étranger. Le journal Le Monde nous apprend dans son édition du 28 décembre que la conservatrice n'a pas voulu prêter d'oeuvres pour une grande rétrospective montée par le musée de Zurich au motif qu'aucun prêt n'était accordé durant le temps des travaux du musée parisien. En réalité, il s'agit surtout de permettre la location d'expositions à l'international, beaucoup plus rentable. Ainsi la logique de la location des oeuvres se substitue aux prêts entre collègues dans une logique toujours croissante de commercialisation des musées. De plus, un mépris très parisien semble avoir été de mise pour traiter la demande... Espérons que l'ensemble des prêteurs participant à l'exposition de Zurich refuseront en coeur de prêter à l'avenir au musée Picasso quand celui-ci en aura besoin. Ce sera un juste retour des choses. En attendant la profession traite de grincheux ceux qui s'en offusquent et clame avec Jack Lang qu'il n'y a aucun malaise...

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