CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: Bêtes de sexe
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mercredi 14 novembre 2012

Bêtes de sexe

Exposition itinérante conçue par le muséum de Londres, et présentée au Palais de la découverte, où l'on ressent sous-jacente l'approche socio-biologiste anglo-saxonne, même si le trait n'est pas appuyé. Toutefois, le glissement de la dernière salle qui conduit à passer de la sexualité animale aux questionnements sur les humains est quelque-peu discutable. De plus on passe d'une approche sur les sexualités à des dimensions qui concernent davantage la séduction et la construction sociale du couple... Car même si Bêtes de sexe est sous-titrée La séduction dans le monde animal, c'est largement la question sexuelle qui est investie dans le parcours. Une des questions posées à la fin au visiteur est si alambiquée que nous parions que la moitié des personnes la comprennent de travers : "L'amour sans sexe vaut-il mieux que le sexe sans amour ?" Ce à quoi une majorité de visiteurs répond non... En ces temps d'hystéries intégristes anti-mariage pour tous, les cathos apprécieront l'évolution !
Les niveaux de texte et le graphisme de l'exposition ne sont pas toujours convaincants, cependant, les audiovisuels sont magnifiques et pas seulement ceux ingénieux d'Isabella Rosselini. Mais notre objet préféré, ce sont ces bois de cerfs inextricables qui valurent à leur porteur rivaux de devenir inséparables dans la mort ! Belle symbolique de la connerie du mâle, et l'on ne peut pas s'empêcher de penser au tiers qui a du bien rigoler en s'envoyant en l'air ! Bref, inévitable anthropomorphisme... Les spécimens présentés sont en effet étonnants, et nous ne savions pas que l'Angleterre victorienne avait ainsi naturalisés tous ces animaux en plein coït ! Il est bien que de pareilles expositions puissent avoir lieu, quel chemin parcouru en un siècle !

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