CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: avril 2012
La Formation en muséologie :

Vous êtes intéressés par une formation initiale ou par la formation continue en muséologie et muséographie ? La formation MEM : Master Expo-Muséographie, en conception des expositions de l'Université d'Artois est faite pour vous !

Voir les renseignements :

ou sur le site de l'Université : (document à télécharger colonne de droite) ou sur ce lien.

Master MEM

lundi 30 avril 2012

Brûler les oeuvres avant de brûler les musées

On se souvient du titre de l'article de Jean Jamin en 1999 qui posait la question : "Faut-il brûler les musées d'ethnographie ?", il faisait écho aux provocations des surréalistes invitant à bruler les musées pour stimuler la création contre tous les conservatismes. Certains disaient même le Louvre, crime suprême ! Les musées avaient alors mauvaise presse chez les artistes. Les temps ont bien changé et ce n'est pas par désir révolutionnaire que l'on voit aujourd'hui un conservateur menacé de brûler les oeuvres, puis passer à l'acte. C'est par désespoir, frappé par la disette budgétaire. Le conservateur du musée d'art contemporain de Casoria près de Naples lance ainsi un cri d'alerte, relaté par bien des médias, dont le Monde. Avec l'autorisation et le soutien des artistes concernés, il commence à faire le vide. Il n'y aura ainsi plus besoin de crédits pour entretenir ce patrimoine. En Espagne, le conservateur du musée du Prado n'imagine heureusement pas de telles extrémités, mais reconnait également une baisse de 30% de ses subventions et il avertit également dans le Monde d'une situation qui va devenir dramatique et intenable pour bien des sites plus modestes. Quand est-ce que l'on change de modèle économique et que l'on invente autre chose ?

mercredi 25 avril 2012

Nouveau Palais de Tokyo

Nous attendions sa réouverture : il y a de quoi se perdre en effet dans ces nouveaux espaces immenses du Palais de Tokyo. Avec une double présentation, gratuite en partie pour les propositions de la Fondation Pierre Bergé et Yves Saint Laurent et payante pour la Triennale Intense Proximité, le Palais expose de multiples oeuvres de la création contemporaine. Comment s'y retrouver ? Comment lire et comprendre ? Aucun accompagnement des visiteurs, de vagues cartels scotchés sur les poutrelles en béton, et puis rien d'autre. Certes quelques médiatrices sont présentes pour répondre, mais à quoi ? On ne sait pas, car il faudrait pour que l'on entame le dialogue que les oeuvres donnent une quelconque envie de se poser des questions. La plupart sont jetées là et nous laissent complètement froids. Contrairement aux propositions de l'art contemporain tel qu'on l'aime, quand il est occasion de conduire et de susciter une réflexion sur un thème, on saute ici d'une chose à l'autre comme dans n'importe quelle biennale. Vaste supermarché de la création contemporaine. Il y a bien le thème de l'ethnologie qui se voit instrumentalisé et récupéré, parce que tout se recycle dans cette société de consommation fusse t-elle culturelle. Le lieu est curieux et toujours étonnant à surprendre dans ce XVIème arrondissement de Paris, toujours plus friche et plus mode, ou plus moche pour cette nouvelle version.

samedi 7 avril 2012

Joel-Peter Witkin

Exposition dérangeante, comme on les aime, à la BNF Richelieu, avec ces oeuvres photographiques de Joel-Peter Witkin dont nous avions eu le plaisir de découvrir le travail il y a longtemps déjà. Oeuvres morbides, glauques, improbables, mais qui font référence à bien des obsessions qui ont hanté les artistes depuis toujours. C'est l'intelligence des concepteurs que de mettre en parallèle les héritages du passé depuis Goya, Rops, Picasso et bien d'autres et les productions de cet artiste hors norme. Si les clichés évoquant l'univers forain sont malheureusement moins bien représentés dans cette exposition, et que les oeuvres les plus difficiles à regarder sont également moins présentes, il y a malgré tout un beau panorama de ses productions. Avec toujours des compositions très soignées. Là où l'esthétisation des cadavres chez Van Hagens semble déranger, il apparait peu de réactions offusquées contre Witkins : est-ce parce qu'il est moins connu ? Est-ce parce qu'il ne tourne pas avec des expositions pensées comme des superproductions ? Ame sensible s'abstenir...

lundi 2 avril 2012

Artemisia

Il est plaisant de découvrir de nouveaux artistes qui nous avaient échappé, de les redécouvrir. C'est d'autant plus plaisant quand il s'agit d'une femme artiste, pionnière de l'histoire de l'art. Une belle figure à enseigner pour que toutes les petites filles puissent disposer enfin de modèles d'identification ! Alors que l'on entendait dire il y a peu de temps encore que c'était une fatalité, et que nous n'avions malheureusement que peu d'artistes féminins dans l'histoire de l'art... Quand on cherche, on trouve ! Nous aimons Elisabeth Vigée Le Brun, mais Artemisia Gentileschi est également fort intéressante. Comme le Caravage, il aura fallu trop attendre pour la redécouvrir. C'est un véritable plaisir, non seulement parce que son histoire est touchante et exemplaire, mais aussi parce que sa peinture est souvent prenante. Curieuse époque où l'on prenait plaisir à se repaitre dans les représentation du meurtre et de la violence, mais est-ce si différent aujourd'hui ? !

Remarquons quand même la politique commerciale agressive du musée Maillol, allez jusqu'à proposer du parfum et des savonnettes au nom de l'artiste en boutique, quand même est-ce bien raisonnable ? ...

Une erreur est survenue dans ce gadget