CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: juillet 2012
La Formation en muséologie :

Vous êtes intéressés par une formation initiale ou par la formation continue en muséologie et muséographie ? La formation MEM : Master Expo-Muséographie, en conception des expositions de l'Université d'Artois est faite pour vous !

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ou sur le site de l'Université : (document à télécharger colonne de droite) ou sur ce lien.

Master MEM

vendredi 27 juillet 2012

Par nature

Le Domaine de Chamarande poursuit ses investigations Nature-Culture avec des présentations de jeunes artistes ou d'artistes confirmés explorant les relations et les visions sur l'environnement. De l'exposition présentée cet été, inégale, nous retiendrons surtout l'oeuvre de Ackroyd & Harvey intitulée Face to face et conçue spécialement pour le lieu de l'Orangerie. Tableaux spectaculaires vivants, puisque réalisés en herbe, en utilisant la sensibilité à la lumière du cycle de la photosynthèse pour révéler des images. Performance simple et étonnante qui nous interroge sur notre rapport au vivant, à la mort... En présentant le portrait d'agents du domaine, la volonté d'inscrire l'oeuvre dans le lieu est redoublée. On appréciera également dans le Château les propositions pleines d'humour de Thierry Boutonnier dont le distributeur d'oeufs dissimule derrière un humour potache des questions essentielles sur la société de consommation et sur la standardisation de nos modes de vie. A voir jusqu'au 30 septembre. 

vendredi 20 juillet 2012

Voir autrement le Brésil

Si à Paris, la Fondation Cartier pour l'art contemporain présente l'exposition Histoires de Voir dans une scénographie originale d'Alessando Mendini, avec la présence d'un grand nombre d'artistes brésiliens inscrits dans la mouvance de l'art brut, domaine atteignant désormais la reconnaissance évidente des grandes institutions ; de son côté le centre des expositions du Palais Impérial de Rio de Janeiro invite dans le même temps des artistes semblables, et parfois communs, à présenter également leurs oeuvres. Teimosia da Imaginaçao, est une exposition curieuse, rassemblant un grand nombre de contemporains, démontrant l'universalité des approches, tant les parentés sont évidentes avec d'autres artistes du monde entier, collectionnés par exemple au LAM de Villeneuve d'Ascq. Ressemblance au demeurant troublante, comme si un imaginaire humain enfoui s'y exprimait irrésistiblement.
Notons surtout que dans le même bâtiment du Palais Impérial, à l'étage, dans un autre genre, est exposée une superbe sélection des travaux de photographes brésiliens du Fond photographique ITAU. Notre palme d'or revient sans conteste pour ce qui nous concerne à Eustaquio Neves dont l'oeuvre est époustouflante. A voir par exemple ici.

dimanche 15 juillet 2012

Planétaire

Comme à la Fondation Electra avec Carbone 12, dans le monde entier des expositions donnent à penser les questions environnementales et à favoriser les prises de conscience citoyenne. Les artistes se mobilisent, et les convergences entre urgences planétaires, recherches scientifiques et actions artistiques participent des expositions passionnantes qui nous sont données à voir présentement. À l'occasion de Rio + 20, le jardin botanique de Rio de Janeiro présente une exposition où des artistes inventifs explorent les questions environnementales. Les Cités du futur sont appréhendées au travers d'oeuvres interactives. Des médiateurs accompagnent les visiteurs pour les sensibiliser. Le Jardin botanique présente ainsi des actions multiples en faveur de la biodiversité et de la prise de conscience citoyenne.

mercredi 4 juillet 2012

Carbone 12 : à la découverte du clim'art

L'association britannique Cape Farewell soutient et initie des projets artistiques en relation avec le développement durable. Cinq équipes sont présentées ici avec des travaux aboutis ou en cours de recherche. Les expéditions en terre australe sont passionantes et les relations tissées entre artistes et scientifiques prennent du sens. Toutes les réalisations ne sont pas aussi fortes bien sur, mais ce qui compte ce sont les processus de compréhension qui par les démarches mêmes des artistes, que l'on saisit au travers des reportages notamment de David Buckland, induisent immédiatement la sensibilisation du visiteur. La Fondation Electra présente les résultats dans une exposition très agréable et judicieuse, malgré le sujet pour le moins angoissant, à l'heure de Rio + 20. Si peu de solutions semblent se profiler pour l'avenir, les artistes cherchent à nous alerter, avec des moyens symboliques. A ce titre, les icebergs couleur rouge sang ne constituent pas les oeuvres les moins fortes.
A visiter jusqu'au 16 septembre, et à regarder toutes les démarches artistiques sur le site de l'Association Cape Farewell.

dimanche 1 juillet 2012

Les manuels de conception des expositions sont encore très peu nombreux, ils sont donc fort utiles. L'idée est bonne, mais pour de nombreuses raisons, elle est très difficile à réaliser. Ainsi l'ouvrage édité récemment chez Eyrolles, intitulé Concevoir et réaliser une exposition, de Carole et Marion Benaiteau, Olivia Berthon et Anne Lemonnier est bienvenu. Hélas, le titre est mensonger, car il s'agit en réalité de Concevoir et réaliser une exposition d'art, les auteurs maitrisant très approximativement les approches non artistiques de la mise en exposition.
Pour ne pas entrer dans les détails ici et être synthétique dans notre compte rendu, appliquons une approche comptable. La question de la définition du contenu de l'exposition est réglée en 7 pages, suivies de fiches métier et d'interviews, principe au demeurant intéressant. On y aborde du reste aucunement les questions à se poser en amont sur la destination, l'adéquation avec les publics visés, la cohérence avec le lieu, etc. La question de la scénographie se voit attribuée ensuite 14 pages, mais la communication a droit, elle, à 19 pages ! On aura compris que ce n'est pas vraiment le sens et ce que l'on dit qui importe dans une exposition... Enfin, la médiation, au sens large, a droit pour finir à 10 pages fort générales. Le livre traite entre temps des questions de régie, d'édition et de graphisme, sans doute de façon plus réussie.
Une seule fois le mot de muséographie est utilisé dans un entretien (p.54), ailleurs les auteurs préfèrent celui de commissaire. Quoique l'on en pense, peut-on se passer de définir les termes ? Ce n'est malheureusement pas là le seul problème.
On y lit en filigramne la manière dont on pense et conçoit l'exposition dans le monde des beaux-arts, et des choses savoureuses sont écrites, ainsi page 17 : "une fois la sélection d'oeuvres terminée, l'équipe scientifique de l'exposition rédige le contenu didactique". C'est, hélas, vraie dans bien des cas, et c'est toute la différence entre l'exposition d'objets, dans laquelle ces derniers sont sélectionnés d'abord, avec un enrobage construit ensuite, et l'exposition de discours où les idées prévalent à la sélection des expôts. Mais ce type d'exposition n'est pas du tout abordé dans l'ouvrage. Ici, il suffit "souvent d'une simple feuille A4" pour définir les intentions du concepteur (p.13). Bref, nous connaissons certains muséographes qui vont tomber de leur chaise.
Enfin, pas un mot n'est dit de l'évaluation des expositions...
Il est malheureux que l'ouvrage ne se soit pas cantonné à l'exposition d'art et qu'il déploie une ambition généraliste. Les intentions étaient louables. Il sera toutefois utile pour entrer dans le sujet et servir de guide, à la manière de la célèbre collection de manuels, Expographie pour les nuls.

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