CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: décembre 2012
La Formation en muséologie :

Vous êtes intéressés par une formation initiale ou par la formation continue en muséologie et muséographie ? La formation MEM : Master Expo-Muséographie, en conception des expositions de l'Université d'Artois est faite pour vous !

Voir les renseignements :

ou sur le site de l'Université : (document à télécharger colonne de droite) ou sur ce lien.

Master MEM

lundi 31 décembre 2012

Les voyages forment les étudiants !


S’il ne tenait qu’à nous et sans les contraintes académiques françaises qui imposent aux formations universitaires des maquettes quadriennales, des ECTS, des jurys de semestre et autres évaluations bureaucratiques, nous développerions plus encore une formation composée de projets, d’exercices in situ, de commandes institutionnelles, d’interventions et de rencontres, ainsi que de voyages sur sites. Car c’est bien là que la formation pour un professionnel de la culture nous semble la plus opérante, dans ce compagnonnage de chaque instant, dans cette incarnation, et non pas dans la compilation de cours mâtinés au mieux d’un stage de fin d’année plus ou moins bien préparé. Cela ne suffit pas à notre goût à métamorphoser un diplôme en formation professionnelle... Pour cette raison, les explorations en Master Expo-Muséographie nous ont conduit pour cette seule fin d’année 2012 du musée d’Ypres, In Flanders Fields en Belgique au musée d’Ethnographie et au Laetenium à Neuchâtel, à l’Alimentarium à Vevey, à la Fondation Claude Verdan à Lausanne, en passant par le FRAC Lorraine et le Centre Pompidou Metz. Que tous les professionnels qui ont pris le temps de nous recevoir en soient remerciés. Nous poursuivrons par bien d’autres réjouissances en 2013, car, au sens propre, la muséologie exige les transports  !

jeudi 27 décembre 2012

Mise en lumière à Vienne

Collections de mise en lumière. Si le musée de Unna en Allemagne (cf. notre critique du 8/09/2011) nous avait davantage impressionné, l'exposition de Dan Flavin, intitulée tout simplement Lights n'est pas inintéressante, même si l'on n'y reste pas des heures ! Les perpectives et les ambiances déclinées sont particulières. Toutefois, il faut bien avouer que c'est surtout le bâtiment qui retient notre attention, le Mumok en plein centre de Vienne capte évidemment l'intérêt. Car il était osé d'implanter un tel bâtiment en plein coeur du quartier historique des musées. Si le musée Léopold en face ne brille pas particulièrement par son intérêt architectural, il faut reconnaître que le Mumok n'est pas pleinement réussi non plus. Son toit bombé n'est pas du meilleur effet. Plus globalement, les musées de Vienne en général ne détonnent pas pour leur muséographie ou leur scénographie. Si le muséum conserve évidemment son charme, et le musée d'histoire de l'art (Kunst Historiches Museum) ses magnifiques collections, comme le musée Albertina ou le musée du Belvédère leur intérêt pour leurs collections d'Egon Schiele ou de Klimt, ils ne sont pas davantage que le musée des arts décoratifs (le MAK) récemment rénové très à la pointe de la muséo. On sera en revanche captivé par la curieuse collection de cire du Josephinium de l'université de médecine. Un musée certes confidentiel.

lundi 24 décembre 2012

La ville magique

Très belle exposition, que propose le LAM de Villeneuve d'Ascq, fortement construite et structurée, à partir de trois villes : New-York, Berlin, Paris, occasion de présenter des oeuvres plus ou moins connues, mais surtout de les faire dialoguer et de les marier aux productions cinématographiques de leur époque, aux créations littéraires, aux appréciations des poètes au travers de citations choisies. Si la ville est d'abord une ville fantôme, architecturale, elle se rêve habitée, se peuple de foules solitaires, puis de fantasmes, de passants étranges, enfin de meurtres et d'êtres louches. Les artistes en rendent compte. L a scénographie est métaphorique sans être pesante et trouve d'ingénieuses solutions parfois pour mettre en valeur les oeuvres, isoler le spectateur pour visionner un extrait de film, pour mettre en regard des approches convergentes. Dommage que l'on ne puisse y faire des photographies, mais à défaut on pourra se reporter au site internet et au catalogue.

jeudi 20 décembre 2012

Exposer les hommes nus

Dieu sait si le musée est prolifique en corps nus, mais il s'agit généralement de corps féminins tant les artistes depuis le XIXème siècle en proposent. Les corps masculins sont peu fréquents si on exclu les antiques, corps de Dieux, d'athlètes ou d'éphèbes. C'est pour briser le tabou que le musée Léopold à Vienne présente cette exposition choc. Cependant, au-delà de l'oeuvre provocante et un brin racoleuse qui fait le support de l'affiche, le reste est assez sage et même un brin décevant. La réflexion demeure assez basique, et le parcours en histoire de l'art esquive le corps masculin glorifié par le 3ème Reich où ne s'y attarde guère. Pourtant, il y aurait été intéressant de suivre le fil, et de mieux comprendre ce rapport si ambivalent au corps masculin au cours des âges. Ce qui est montré est assez commun et attendu, et la réflexion anthropologique demeure en deçà de ce que l'on pourrait attendre sur le sujet. La fin de l'exposition n'évite pas le poncif de la sexualité homosexuelle, comme si le sujet ne pouvait être que celui-là. Plus intéressante est l'approche féministe, même si les oeuvres choisies ne sont pas les plus pertinentes.

dimanche 16 décembre 2012

Touch. Le monde au bout des doigts

Ingénieuse exposition, comme souvent à la Fondation Claude Verdan à Lausanne, dédiée au toucher : Touch. Le monde au bout des doigts. Le musée de la main conduit d'exposition en exposition de pertinentes explorations sur le corps, les sens, la médecine, le rapport à la vie dans ses aspects biologiques et ses interactions avec la société. Le regard anthropologique est toujours de mise. Les moyens sont souvent modestes, mais l'intelligence est de mise pour trouver des moyens de médiations opérants. Un véritable discours est construit, cohérent et structuré, qui invite le visiteur à une réflexion immersive et expérientielle sur un sujet donné. A partir du toucher, les sens sont ici sollicités, puis progressivement interrogés dans leur interactivité physique. Les illusions sensorielles, les relations corps - cerveau, puis les extensions du corps, le corps démultiplié, prolongé, remplacé amène en douceur au corps virtuel. Le second étage propose des expériences et des vidéos de prospectives captivantes. Une visite agréable, amusante et instructive, suscitant une véritable interactivité entre visiteurs.

mercredi 12 décembre 2012

Temps de fantômes

Nous ne sommes plus à Halloween, mais les fantômes pullulent ces temps ci. A la maison Victor Hugo à Paris une exposition sur les spirites ne retient guère l'intérêt, mais participe de cet univers hanté qui sévit surtout en Nord Pas de Calais. C'est au Fresnoy bien sur que l'on peut voir la formidable exposition de Georges Didi-Huberman et Arno Gisinger, Histoires de fantômes pour grandes personnes. Ingénieuse, l'exposition part de la planche de Warburg comparant des mises au tombeau, projetée telle une élévation et transposée au plan horizontal par une série d'images et d'extraits de films qui ont marqué nos mémoires. Ce sont les images qui sont fantomatiques dans Mnémosyne 42, où sur un océan de larmes et de lamentations, nous nous embarquons immobile depuis le bastingage. Belle proposition où se télescopent les archives, les films de répertoires et l'actualité.
Le Nord Pas de Calais accueillent bien d'autres fantômes, dans les reflets du Louvre-Lens, au coeur de La Ville magique du LAM, ou encore très présentifiés dans l'exposition Phantasia au Tri Postal. Mais nous en reparlerons !


samedi 8 décembre 2012

Aux reflets de nos rêves

Il faut bien avouer que nous étions dubitatif lorsqu'il y a quelques années nous entendions dire que le Louvre-Lens se devait d'être un musée du XXIème siècle, innovant et visionnaire. Nous pouvons enfin commencer à apprécier, même si la période de croisière de cet énorme paquebot arrimé à Lens prendra certainement quelques mois pour se régler. Il faut tout d'abord noter l'enthousiasme formidable de la population qui était bien présente lors de ce week-end de portes ouvertes, en prémisse de l'ouverture au public le 12.12.12. La foule jusqu'à tard dans la nuit donnait déjà le ton : le Louvre était attendu dans un bon esprit. C'est déjà un point positif que cette réception généreuse.
Bien sur, certains esprits chagrins pourront regretter que les médiations soient encore bien timides (mais sans doute pas encore installées complètement) et ce n'est pas à ce sujet, il est vrai, que le lieu est révolutionnaire. D'autres s'étonnent que l'intérieur du Pavillon de verre soit si peu convaincant et que la présence incongrue des géants en fin de parcours procède d'un racolage régionaliste complètement décalé. Les critiques les plus fines déplorent le manque de lisibilité de cette grande leçon d'histoire de l'art, et des liens comparatifs entre les oeuvres. Mais c'est là s'accrocher à une vision du musée trop classique. Les plus réactionnaires des critiques reviennent sur l'absence des chefs d'oeuvre au Louvre Paris. Laissons cela, si le Louvre-Lens est novateur, c'est qu'il se place ailleurs et autrement. Là où nous ne l'attendions pas.
Dans une certaine mesure, il vient confirmer ce qui n'était encore qu'une amorce au musée du Quai Branly, l'autre musée qui se proposait lui aussi d'ouvrir une nouvelle ère de la muséologie, celle du nouveau siècle. Bien des points communs semblent pouvoir être établis. D'abord François Mairesse y trouvera confirmation de ce concept qu'il entend proposer, de "muséologie de passage". Car ce sont des espaces de ballade traversés, davantage que des lieux visités, qui caractérisent aujourd'hui les espaces d'exposition. Mais surtout en affirmant la stricte égalité des expôts, en plaçant les oeuvres sur un même registre, abordées systématiquement de la même manière et en vouant l'effet de surprise à l'ensemble plutôt qu'à chacune des pièces de la collection, s'incarne une forme scénographique inattendue. Si l'on parcourt ici un paysage c'est d'abord celui de la collection rassemblée et dévoilée dès l'entrée.
Surtout, ce qui est purement génial dans la proposition du Louvre-Lens et qui pour nous signe ce lieu comme un événement muséologique inégalé, c'est qu'il fait le lien entre le musée physique et le musée virtuel. Ce qui est extraordinaire, ce sont les reflets, les jeux d'optique, les dépassements, les détournements, les floutés et l'échos des images. Car tout conduit à une perception incertaine, du pavillon d'accueil avec ses murs de verre aux reflets de la Galerie du Temps. Les oeuvres surgissent alors du temps retrouvé et trop vite disparu. C'est finalement la leçon que nous donne le Louvre-Lens, quelques oeuvres surgissent, rescapées d'un long et continu écoulement du temps qui s'évanouit inexorablement dans la perte et l'oubli. Les reflets sont comme des rêves, métaphore suprême de l'image, par nature évanouie, évanescente. Les visiteurs eux-mêmes ressemblent à ces esquisses d'architectes, qui fait que l'on ne se sent plus soi-même véritablement physiquement matériel. C'est là le suprême et malicieux retournement, une ode au portrait dans un lieu fantomatique. Arrachés à l'oubli et à la mort quelques visages, signés de Raphael, d'Ingres, ou de Georges de La Tour alors que tout le reste s'efface...
Nous sommes entrés dans l'ère du virtuel et de la dématérialisation, c'est ce que le Louvre-Lens nous signifie. Demeure quelques oeuvres qui surgissent de ce néant, pour mieux y disparaitre sans doute à terme, nous rappelant modestement que tout est éphémère, y compris ces traits de génie. Vanité des volontés patrimoniales sans doute que de prétendre en conserver les traces. De manière subliminale, le Louvre-Lens inscrit sa réflexion dans la post-médiation. A l'heure de la fragilité généralisée, d'une espèce humaine plus que jamais en péril, la Galerie du Temps revient sur cette histoire longue, mêlant brusquement les époques et les civilisations, en une formidable tirade exaltée et tel le génie de la lampe merveilleuse rend le tout vaporeux (donnant une autre signification encore au concept d'art à l'état gazeux d'Yves Michaud). C'est très fort et visionnaire.
Le Louvre-Lens est un mirage, non pas des sables, mais des mines. Un coup de grisou tout blanc, une violence douce, comme de la ouate, l'éther du temps qui passe et s'évanouit. Une trop belle image, posée là comme un ovni, dans ce pays longtemps considéré comme un trou noir. Une révélation fugitive de nos sensations. Ce qui compte ici dans cette prouesse, ce ne sont pas tant les oeuvres que les reflets. Revenir à la caverne de Platon, pour repenser le monde. Ce qu'au fond tous les habitants se demandent encore : "tout cela est-il vraiment réel ? Est-ce que cela nous est bien arrivé ?".

mardi 4 décembre 2012

Enfin, il est là !

Nous l'attendions avec impatience ! Enfin, il est là, presque accessible. Inauguré ce soir. Découvert de nuit le week-end prochain avec les étudiants du master ! Et pour nous tous à partir du 12.12.12.

Qui-suis-je ?

http://www.youtube.com/watch?v=zQ2zkNC_XYw&feature=player_embedded


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