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lundi 19 mai 2014

Monumenta : l'art de la disparition

Dommage que cette belle manifestation Monumenta se perde un peu dans les sables mouvants pour cette nouvelle édition. Les deux artistes Ilya et Emilia Kabakov investissent bien tout l'espace et proposent une installation originale, mais assez laide et à notre goût peu enthousiasmante. Si le coût de la prestation a du être assez élevé, le résultat est quelque peu décevant. Des pavillons d'une cité imaginaire censés nous faire perdre nos repères dans l'espace... Hum, même si l'on cherche à s'en convaincre, cela marche assez peu. Des expositions rébarbatives à l'intérieur, d'un style années 60-70, qui semblent plaire aux critiques du Monde, mais où le public ère de manière dubitative. On se prend à plaindre les pauvres médiateurs chargés de devoir expliquer et faire apprécier la chose aux visiteurs. Quand à la première installation, sorte de coupole renversée, soit disant représentant d'un art total, récupéré et installé à l'entrée de l'exposition, on ne voit pas trop le rapport...

2 commentaires:

IdB a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
laplumesansencre a dit…

Heureusement je trouve des critiques à cette exposition. On sort sans retenir aucun arrière-goût. Avec une forte différence entre l'architecture et la muséographie intérieur. Le plus est l’entreprise colossale de bâtir une cité comme installation où les visiteurs sont partie de l'oeuvre. Mais il faut monter les escalier pour s'en aperçoir. Sinon ça reste un gros vide quand on rentre à l’intérieur des modules. Les références à des univers spirituels laissent le visiteur indifférent. Seulement le concept du musée vide avait attiré mon intérêt comme geste désacralisant. Pas du tout: il s'agit d'attirer plutôt l'attention sur la musique qui remplace le tableaux. J'était déçu.

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