CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: Retour sur une exposition légendaire
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lundi 21 juillet 2014

Retour sur une exposition légendaire

A la fin des années 80, période faste pour la muséologie, en 1989 exactement se tenait au Centre Pompidou et à la Grande Halle de la Villette, une exposition Les Magiciens de la terre, sous la commissariat général de Jean-Hubert Martin. Cette exposition fera date pour plusieurs raisons, mais d'abord parce qu'elle affirme et revendique un décloisonnement des cultures, en présentant des artistes du monde entier. Elle pose surtout la question "Qu'est-ce que l'art ?", et par extension "Qu'est-ce qu'un artiste ?" En mélangeant les arts, mais aussi l'artisanat et les formes inclassables provenant des collections ethnographiques - ce qu'avaient déjà esquissé les surréalistes par exemple, par recherche et par provocation et non comme modèle partagé -, une approche se voit consacrée et légitimée par l'institution, et désormais acceptée comme paradigme par les publics. 25 ans plus tard, Beaubourg revient sur cette exposition, sous la houlette de Annie Cohen-Solal en demandant à l'artiste Sarkis de concevoir une frise d'images évoquant l'exposition.
Démarche fort intéressante que de revenir sur des expositions cultes et de les revisiter (c'était le cas de la célèbre exposition de Harald Szeeman de la Kunsthalle de Berne de 1969 revue l'an passé à la biennale de Venise). Toutefois, on demeure un brin déçu que les questions de fond soient éludées, sur les effets de l'exposition sur le long terme (par exemple la programmation de la Fondation Cartier nous semble dans la droite ligne des Magiciens de la terre), mais aussi sur les enjeux et problèmes induits, par exemple la confusion entre art et ethnographie... Car s'il est un paradoxe, c'est bien qu'au nom de l'anticolonialisme, c'est encore l'Occident qui choisit certaines formes et qui les fait sortir de leurs fonctions premières pour les sacraliser en objets esthétiques. Il aurait été pertinent d'ouvrir un débat.
Le plus intéressant ce sont les documents d'archives qui dévoilent les manières de travailler de l'époque, la définition du concept scénographique et les moyens consentis pour réaliser une exposition, avec force expéditions de par le monde, cela fait rêver ou laisse songeur...
A noter ce site internet sur l'exposition de 1989 pour les archives : http://magiciensdelaterre.fr

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