CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: janvier 2014
La Formation en muséologie :

Vous êtes intéressés par une formation initiale ou par la formation continue en muséologie et muséographie ? La formation MEM : Master Expo-Muséographie, en conception des expositions de l'Université d'Artois est faite pour vous !

Voir les renseignements :

ou sur le site de l'Université : (document à télécharger colonne de droite) ou sur ce lien.

Master MEM

lundi 27 janvier 2014

L’Association Muséographes (Les)


La profession de muséographe avait besoin d’un groupement faisant reconnaitre les spécificités de ce métier. C’est chose faite avec une association qui regroupe des personnes dont la compétence est manifeste, parce qu’elles ont oeuvré depuis 30 ans dans ce secteur, et qu’elles ont participé à affiner des méthodologies et à permettre à ce secteur d’exister pleinement. 
L’association vise à regrouper des personnes faisant métier de muséographe, que ce soit en indépendant ou en institution. Elle permettra également d’approfondir tel ou tel aspect. Il faut donc saluer le développement d’une association qui vise à faire comprendre les caractéristiques d’un métier souvent mal compris et à conseiller les maitres d’ouvrage. (Saluons également au passage le logo de ce groupement professionnel que nous ne résistons pas à citer en image). 
Voir le site ici : http://les-museographes.org et le lien sur Facebook
Nous co-organisons ensemble les premières rencontres de la muséographie, sur le Commissariat d’exposition, le 7 février prochain, à Lens. Renseignements sur ce lien

dimanche 19 janvier 2014

Les dessous de l'Isère

Exposition coquine au musée dauphinois ? Moins qu'il n'y parait à première vue, même si le sujet semble croustillant et que quelques jeux de mots parsèment l'exposition. Le propos rappelle que la culotte est d'un usage récent, les publicités mettent en scène les évolutions des dessous féminins, et les gaines et corsets de nos arrières grands-mères nous étonnent encore. Mode de vie, habitude de consommation, tendance de la mode, érotisation de l'espace public par la pub, histoire du quotidien et de l'intime... Les photos de Chloé Prigent intitulées Les dessous culottés posent avec ironie des regards malicieux sur la standardisation habituelle du corps des femmes dans les représentations publiques. Mais le plus important, c'est l'exploration de cette aventure industrielle en Isère qui démontre l'importance quantitative des implantations, et les crises économiques qui conduisent à reléguer bien des usines dans le passé. Certes, les conditions de vie des ouvrières à l'atelier sont assez peu abordées, mais il n'est pas simplement question de faire rêver les hommes, mais de dire combien le capitalisme s'implante, utilise des savoir-faire puis jette des individus quand il n'en a plus besoin ou qu'il les a utilisé, sans état d'âme. L'industrie du dessous en Isère est l'occasion de s'intéresser à des facettes bien souvent oubliées dans les lieux de mémoire...

samedi 11 janvier 2014

L'exposition : Théâtre du Monde

L'exposition est un théâtre, le reflet du théâtre du monde, le rapport que nous entretenons ainsi à la réalité. Cette vision muséologique prend une tournure singulière dans l'exposition Théâtre du Monde, présentée à La Maison rouge, sous le commissariat de Jean-Hubert Martin. Dans la lignée de ses expositions précédentes tenues, depuis Les Magiciens de la Terre, il s'agit de mélanger les expôts quelque-soient leur provenance, et qu'ils soient artistiques, artisanaux ou ethnographiques, en dépassant les cloisonnements. En organisant l'exposition selon dix-sept thématiques ou chapitres, l'exposition propose un parcours existentiel dans l'aventure humaine et de sa relation au monde. Si le classement discursif est pour nous plaire, donnant ainsi un propos construit transversal, et si la scénographie est intelligente, le dialogue des oeuvres souvent plaisant, on regrettera malgré tout qu'au sein de ses parties, hormis un court texte d'introduction, les objets soient livrés sans mise en relation spécifiée. C'est au public de faire le travail, or si l'exposition doit certes être finie par le public par sa réception, le commissaire peut quand même aller au-delà de la seule juxtaposition. Sous prétexte de laisser l'interprétation libre, on prend le risque d'un certain ésotérisme ou d'un sentiment d'un investissement minimal. Signalons également l'oeuvre remarquable proposée en parallèle par les amis de la Maison rouge.

mercredi 1 janvier 2014

Pasolini Roma

Le véritable dessein d'une exposition de cinéma n'est-il pas de frustrer le visiteur et de le rendre insatisfait ? Ce faisant, mis en appétit de voir les films évoqués, il se précipitera dans les salles obscures et sur les collections de DVD en vente à la boutique. Car c'est bien ce que l'on ressent une fois encore, en visitant l'exposition Pasolini à la Cinémathèque. Certes, les documents classés par périodes chronologiques du cinéaste ne sont pas sans intérêt et l'on fait de belles trouvailles, mais malgré tout ce type d'exposition demeure d'un grand ennui. Il y manque de la fantaisie, que ni la scénographie d'une grande économie, ni le propos biographique ne suffit à insuffler. On ne perçoit aucune véritable thèse tenue par les concepteurs, ce qui est fréquent dans cette approche hagiographique. Il serait plaisant que la cinémathèque traite à l'avenir de sujets d'expositions de manière plus transversale, plutôt que de faire ce succéder des monographies de cinéastes, dont le propos est quelque peu attendu.

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