CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: novembre 2014
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Master MEM

samedi 29 novembre 2014

Bringuebalés, mémoires d'immigrés

Pour ceux qui n'auront pas eu le temps de voir cette belle exposition à la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration, en echo à la Galerie des dons, Mémoires tribulantes. Carnets d'objets sans frontières, un travail conduit par un collectif d'artistes sur les objets présentés à l'étage, il est toujours possible de se rattraper en consultant l'ouvrage édité Bringuebalés. Le collectif des Carnettistes tribulants regroupe une vingtaine d'artistes dont onze ont participé à l'exposition, par la broderie, la peinture, l'écriture, l'illustration etc. Le travail graphique est remarquable. Emouvants récits mêlant le biographique et la création qui prolonge un travail ethnographique par des regards décentrés et malicieux parfois. Là où la fiction poursuit le récit de vie et vient dialoguer par de subtiles jeux.

jeudi 20 novembre 2014

Gary Winogrand au Jeu de Paume

Fort peu convaincu de l'exposition de photographies de Gary Winogrand au Jeu de paume. La série, en dévoilant une vision de l'Amérique, constitue tout l'intérêt de l'exposition, car au final très peu d'images présentées ici ont un quelconque intérêt en elles-mêmes. Elles sont en général d'une facture assez banale. La qualité photographique est souvent mauvaise, avec un grain et une tonalité peu envoutante - et il semble que l'on pourrait trouver beaucoup de clichés d'un égal intérêt chez des particuliers, puisqu'encore une fois, la seule différence notoire, est dans le nombre qui fait série. Le tirage de son côté n'est pas exceptionnel. Bref, une exposition assez surfaite à notre goût. Parce que présentées dans des lieux consacrés, ces photographies prennent de la valeur. Nous sommes pourtant loin de Walker Evans, de Lee Friedlander ou de Eliot Erwitt

lundi 17 novembre 2014

Sade, attaquer le sommeil

Bien sur qu'il parait courageux dans une institution recevant des milliers de visiteurs d'exposer des gravures et des images licencieuses vouées en principe à demeurer dans le secret de l'alcôve. Il n'y a pas si longtemps qu'un éditeur était condamné pour avoir publié Sade, et à l'heure des ligues de vertus renaissantes et des pères la pudeur qui protestent par exemple contre l'exposition Titeuf à la Cité des Sciences, on est en droit de s'inquiéter des réactions. Mais Sade ne semble plus déranger, et cela peut étonner. C'est même peut être là un signe : si Sade n'est plus sulfureux, c'est qu'il n'est plus dérangeant, qu'il n'est plus moderne. On peut l'exposer dans un grand musée national comme Orsay, sans provoquer aucune réaction. Qu'est ce que cela signifie ? C'est au final ce que l'on aurait aimé analyser grâce à l'exposition. Or, recenser les dessins, les peintures et autres productions peuplés de nus, de phallus, de corps violentés, de supplices et autres joyeusetés est au final assez lassant. Un brin ennuyeux. Ca amuse cinq minutes, mais on a l'impression au final que tout cela est assez peu nouveau. Ce qui est était transgressif au temps des surréalistes est devenu complètement intégré par la société de consommation du sexe. Peut être même que ce qui était excitant du temps de Bataille pour des générations rendues névrosées par des siècles de christianisme tend à devenir une simple bizarrerie. L'exposition fait feu de tous bois, dans un joyeux amalgame, et c'est volontiers sa limite. L'analyse de l'érotisme sadien, de sa nature, mais aussi de la portée et des incidences de sa philosophie, sans parler de la qualité de son écriture littéraire, paraitrait plus opportune. En quoi Sade est il encore intéressant aujourd'hui ? Ce sont ces questions que l'on aimerait explorer. L'exposition de Régis Michel au Louvre il y a quelques années, La peinture comme crime allait bien plus loin que celle d'Annie Le Brun, et d'une autre manière, X spéculations sur l'imaginaire et l'interdit au MEN également. Bref, en se prétendant subversif, Orsay propose quelque chose au final d'assez classique et convenu. 

mardi 11 novembre 2014

Museomix 2014, un bon cru

ça y est, jour de repos après 4 jours de folie pour les 950 museomixeurs et les personnels des 7 musées répartis dans le monde (Saint-Etienne, Arles, Nantes, Lille, Genève, Derby et Montréal) qui ont travaillé jours et nuits pour faire aboutir des prototypes déraisonnables. Avec une quarantaine de propositions, cette édition 2014 se sera déroulée dans une assez grande sérénité, même s'il existe toujours des coup de stress et des imprévus. Le public était au rendez-vous dans les sites le dimanche, et certains lieux poursuivent l'aventure en présentant le travail réalisé durant toute la semaine. La médiation se réinvente ensemble. Le journal Le Monde lui-même y consacre un article. L'événement s'inscrit dans le paysage. A Lille, étaient présents beaucoup d'étudiants du master MEM, mais aussi d'anciens étudiants, dont beaucoup dans l'organisation, - mais le MEM était représenté aussi à Derby et à Arles ! - et au final dans tous les sites, puisque le master est partenaire de Museomix global pour conduire l'évaluation. Par conséquent encore du travail en perspective pour mieux préparer 2015 !

dimanche 2 novembre 2014

Niki vous fait du bien

Ce n'est pas vraiment ce qui est le plus original aujourd'hui que de se précipiter à l'exposition Niki de Saint Phalle, aux Galeries nationales du Grand Palais, tant tout le monde ne parle que de ça, mais c'est avec raison, car c'est effectivement une très belle exposition, très intelligente et très sensible. On peut se régaler des oeuvres, mais aussi des extraits d'interviews et d'une scénographie subtile qui met à merveille en valeur les propositions. Si ce sont les oeuvres de la première période qui sont pour nous les plus touchantes, déclinaisons des mariées, des prostituées et des sorcières, la série des nana ou encore les triptyques sont autant de moments délicieux. Nous goutons moins la dernière partie sur les réalisations architecturales, plus spectaculaires dont l'effet en salle est nécessairement amputé. En huit parties, l'exposition invite à un parcours plein de surprises. Une application numérique fort bien faite et des médiations pour les personnes non voyantes semblent d'une grande efficacité. Choisir plutôt les nocturnes pour apprécier vraiment l'exposition.

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