CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: 2015
La Formation en muséologie :

Vous êtes intéressés par une formation initiale ou par la formation continue en muséologie et muséographie ? La formation MEM : Master Expo-Muséographie, en conception des expositions de l'Université d'Artois est faite pour vous !

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Master MEM

lundi 28 décembre 2015

La Ville récréative

Proposer une réflexion sur l’enfant dans la ville se devait de passer par une exposition déclinée pour les enfants avec un mobilier et des propositions adaptées. Ainsi la première exposition de La Halle aux sucres, nouveau Learning Center sur la ville durable situé à Dunkerque, dont l’exposition de référence ouvrira en mars prochain, se consacre à ce thème original. Thierry Paccot le commissaire scientifique n’hésite pas à engager une réflexion originale sur l’architecture et l’urbanisme mais aussi à inviter les enfants à réfléchir à leur responsabilité en tant qu’acteurs des changements à l’oeuvre. Des médiations amusantes ponctuent le parcours, respectant l’esprit d’un lieu qui place la transversalité au coeur de ses principes. Le transmedia est ici réellement à l’oeuvre, avec un croisement des ressources numériques, documentaires, et des animations. Un nouveau lieu de culture agréable dans lequel nous aurons plaisir à revenir bientôt. 

samedi 12 décembre 2015

Appel d'Air : c'est quoi ?

Appel d'Air, c'est la seconde édition d'un événement en art contemporain préparé par six étudiant.e.s du Master Expographie Muséographie de l'Université d'Artois à Arras les 17-18-19 mars prochain. Le groupe est composé d'étudiant.e.s venant de France, mais aussi des Etats Unis, de Grèce, et du Vietnam ! Avec un appel à une dizaine d'artistes qui présenteront dans cinq lieux de la ville, le parcours proposé permettra de porter de nouveaux regards sur la ville. Approche participative, interactive, éphémère et décalée, Appel d'Air vous propose de rejoindre l'initiative en apportant votre concours.
Pour mieux comprendre le projet. Et aussi ici sur Facebook.

Si vous voulez participer au projet via le crowdfouding, et découvrir une belle présentation suivez ce lien.

vendredi 11 décembre 2015

Mettre les frontières au musée

Avec l'exposition Frontières, le Musée National de l'Histoire de l'Immigration invite à explorer les différentes manières dont les sociétés se cloisonnent, s'isolent ou au contraire communiquent, partagent et s'enrichissent. En ces temps de repli sur soi et de tentations de s'enfermer entre gens qui se ressemblent, pour mieux se sécuriser, l'exposition s'avère utile. Certes les moindres moyens dont bénéficient l'institution conduit à une scénographie un peu sage, mais les contenus sont intéressants, même si l'approche didactique est un peu rébarbative. On y comprend mieux la fabrication des pays, mais aussi la démarche des hommes et des femmes qui sont amenés un jour à passer de l'autre côté. Leur histoire permet de découvrir en chacun de nous notre part d'humanité. Il serait bon que cette exposition puisse servir de supports de réflexions à un public le plus large possible.

jeudi 10 décembre 2015

Climats : l'expo à 360°

Il faut visiter Climats : l'expo à 360° pour plusieurs raisons. D'abord parce que la Cité des Sciences est sinistrée, avec l'amputation de ses expositions du fait de l'incendie estival, mais aussi parce que les conditions de visite sont exceptionnelles, dans le calme et la sérénité. C'est surtout parce que la question traitée est cruciale évidemment. Pour comprendre les enjeux de la COP 21, et les éléments du débat, les données sont présentées de manière attractive. Le film d'introduction d'abord, que l'on peut regarder sur la Web TV du site est fort bien fait et une bonne synthèse.

21 interviews peuvent être visionnés. Citons également un traitement intéressant du point de vue des climatosceptiques avec un débat qui oppose deux scientifiques qui s'opposent de manière posée et en développant les arguments de manière à permettre au visiteur de se construire son point de vue.

mercredi 9 décembre 2015

Au coeur du progrès

Intéressante exposition au Centre historique miner de Lewarde présentant les pièces issues d'une collection de John P. Eckblad constituée depuis 1974 de près de 750 gravures et affiches. Toutes mettent en scène et représentent l'industrie, principalement les mines, mais pas seulement. Les scènes de travail, les lieux, les paysages industriels sont croqués par des artistes français, anglais, allemands, américains souvent très talentueux. On y voit les transformations à l'oeuvre mais surtout des documents historiques, puisque les mutations ont conduit à la disparition de la plupart des industries en question. Le titre de l'exposition, Au coeur du progrès, est discutable, car évidemment on ne sait pas si c'est de progrès dont il s'agit, mais ce sont en tous les cas des oeuvres souvent fort belles et en tous les cas intéressantes.

mardi 8 décembre 2015

Comment visiter un musée

Etrange la manière dont les anglo-saxons ont souvent la capacité à écrire des choses banales avec la plus grande assurance, en assenant des leçons comme s'ils professaient de grandes pensées. C'est un peu le cas pour ce petit ouvrage de Johan Idema qui livre ses réflexions au grand public. Il nous invite de manière naïve à faire usage de nos sens dans les musées, d'oser regarder et ralentir, de s'arrêter, et même de bouger dans les salles d'exposition. Il nous encourage à faire des photos créatives et même à imaginer un monde intérieur grâce aux oeuvres. Au cas où le visiteur n'y aurait pas pensé, voilà qu'il est avertit. Du reste on remarquera que le titre de l'ouvrage ne pose pas de point d'interrogation, il est prescriptif. Le mérite de l'ouvrage est toutefois d'attirer l'attention sur le public, pour lequel le musée devrait normalement être fait. Dans ce sens ce petit ouvrage pourra intéresser, mais on se demande quand même s'il est vraiment utile de publier autant de livres.

dimanche 6 décembre 2015

Bienvenue au Musée de l'Homme

Belle réalisation et mission accomplie pour le nouveau Musée de l'Homme récemment ouvert. Un programme cohérent, et des apports certains dans ce monde où la science est trop souvent mise à mal par les idéologies et le retour des croyances les plus archaïques. La composition des vitrines est belle, même si les soclages comme le mobilier sont parfois un peu massifs. Les textes sont clairs et lisibles, hormis quelques éléments qui nous ont paru étranges (peut-on vraiment affirmer que toutes les sociétés ont cru qu'ils étaient possibles de faire des enfants par pouvoirs surnaturels ? Serait-ce là un nouvel universaux que l'on aurait récemment découvert ?!). Mais ne boudons pas notre plaisir, le lieu est très agréable, et plus cohérent que d'autres musées du même type, puisque l'on appréhende ici la globalité de la diversité, en mêlant espèces, cultures de toutes sortes, occidentales et extra-européennes, et questions philosophiques et existentielles. Espérons que les prochaines expositions temporaires sachent développer la troisième partie : "Ou allons-nous ?", pour l'heure un peu courte.

samedi 5 décembre 2015

En passant par le MAMCO

Qu'y a t-il de plus ennuyeux qu'une exposition au MAMCO à Genève ? Une seconde exposition ! Nous avions visité l'exposition précédente, et nous venons de visiter celle en cours One more time, l'exposition de nos expositions. C'est toujours aussi ennuyeux, aussi introspection du petit monde de l'art contemporain qui se regarde avec délice. Que nous disent toutes ces créations de la situation de notre monde en péril ? A peu près rien, si ce n'est la stratégie d'artistes qui s'auto-promeuvent avec des démarches plus inventives les unes que les autres. Bon heureusement il y a la grenouille en croix pour nous faire rire un peu. Au Centre Pompidou on pourra visiter une retrospective Dominique Gonzalez Foerster qui dans le genre ennuyeuse n'est pas mal non plus. Heureusement, on pourra profiter de la visite pour aller faire un Château de sable à la Galerie des enfants, et là on pourra enfin s'amuser un peu.

dimanche 29 novembre 2015

Nés quelques part : bof...

Vraiment décevante si ce n'est affligeante, la proposition présentée actuellement au Pavillon Paul Delouvrier à la Villette, avec Nés quelques part. Nous avions un excellent souvenir de Un voyage pas comme les autres, car l'exposition se mariait avec bonheur au spectacle vivant pour une proposition aussi surprenante qu'originale. L'apport d'Ars Amina nous avait alors fortement impressionné par les questions posées. En se glissant dans la peau d'un personnage, un demandeur d'asile, le visiteur acteur devait suivre un parcours initiatique. La tentative de refaire une proposition en ce sens avec les questions du changement climatique (et même si l'on a bien compris que tout se tient et qu'il s'agit de traiter aussi des droits humains, du social, de l'économie si on veut résoudre les questions environnementales, comme nous l'enseigne le développement soutenable) conduit ici à une proposition aussi creuse sur le fond que mauvaise dans sa forme. Sous prétexte d'impliquer le spectateur, on assiste à un enchainement de stéréotypes et de paroles convenues et bien pensantes. Navrant.

vendredi 27 novembre 2015

Climats artificiels

Accompagner la COP21 par une approche artistique, c'est la volonté de plusieurs démarches présentées à Paris en ce mois de décembre. L'exposition présentée à la Fondation EDF à l'Espace Electra n'est pas des plus aboutie et s'avère un brin décevante au regard des expositions passées consacrées dans ce lieu. Près de 30 installations pas toujours très explicites jouent avec les matériaux naturels pour les détourner, montrer leur fragilité ou inviter à la réflexion. L'approche des nuages est un peu terre à terre, et le mur d'Ange Leccia est très beau, mais demeure un peu mesquin comparé à la même installation au Musée d'Ethnographie de Genève !
A signaler pour la semaine à venir les propositions performances faites dans le cadre d'Expériences climatiques à la Galerie Rouge à Pigalle les douze premiers jours de décembre, dont s'occupe une de nos anciennes et brillantes étudiantes ! Consulter ici

lundi 23 novembre 2015

L'intérieur de la nuit

Etrange démarche que celle de George Shiras, photographe de la fin du XIXème siècle, qui s'attache à réaliser des photographies de nuit pour repérer la faune sauvage dans les paysages américains. Les clichés présentés sont étonnants, car d'une grande contemporaineité. Sa traque est totalement pacifiste et vise seulement à mieux connaitre et s'enthousiasmer de la variété des espèces ainsi capturées par l'objectif. Ainsi il échange son fusil pour l'appareil photo, comme l'ont fait le couple des fondateurs du musée. C'est donc bien la tendance Jacqueline Sommer que suit ici le Musée de la Chasse et de la Nature pour cette drôle d'exposition. Alors que les photographies avaient été présentées à l'exposition universelle de Paris en 1900, elles étaient tombées dans l'oubli et cette exposition permet de les redécouvrir avec bonheur. On pourra également visiter au musée l'exposition de Walton Ford, qui s'adonne à rétablir le kitsch, pour nous étonner d'une autre manière.  

samedi 21 novembre 2015

Villa Cavrois : un nouveau site à découvrir

Une fois n’est pas coutume, parlons non d’exposition mais de patrimoine. Enfin, concentrons-nous plutôt sur l’espace de la matériothèque de la Villa Cavrois, lui magnifique qui tel le Phénix renait véritablement de ses cendres. Car le lieu avait été vandalisé et laissé à l’abandon avant que l’Etat ne s’entiche de la remettre en état de grâce en 2001. Le Centre des monuments nationaux a depuis 2008 travaillé à la remise en état. Le résultat est magnifique et on ne peut que saluer ce très beau site inauguré il y a peu. Dans les caves, ont été conservé des matériaux a priori dégradé et bon pour la poubelle, sauf qu’une leçon d’archéologie contemporaine nous est délivré, montrant en quoi ces objets peuvent renseigner sur les techniques de l’époque, le design et les choix de l’architecte, Robert Mallet-Stevens. Les médiations numériques sont bien conçues et convaincantes. Bref, si la maison est donné à l’admiration pour elle-même, l’exposition en sous-sol est à la fois une réserve visitable et un lieu didactique par excellence, dans un assez beau paradoxe. Un site de plus qui fera l’orgueil du Nord Pas de Calais.

jeudi 19 novembre 2015

Diner au musée

Un bref séjour d’étude en Allemagne nous a permis de découvrir des musées et des lieux du patrimoine industriel de la région de Solingen. Manufactures encore en activité, ou musées présentant avec efficacité les techniques mais aussi la vie des hommes de ces régions de protoindustrie et qui ont participé de l’invention du capitalisme moderne. Ainsi la maison de Engels, du moins dans l’entreprise paternelle, est un lieu émouvant quand on songe que s’y forgea sans doute l’analyse des métamorphoses du capitalisme naissant de Marx et Engels
Plus prosaïquement, on a pu apprécier la simplicité avec lesquels les musées sont vécus, là où l’on n’hésite pas à diner ou à organiser des réceptions dans les salles, sans que cela n’entraine du reste aucun dommage, là où les conditions d’accessibilité ou de sécurité ne sont pas des obstacles au développement des institutions. Il serait bon de pouvoir s’inspirer davantage du savoir faire allemand et d’un mode de vie plus épanouissant pour tous. 

mardi 10 novembre 2015

Follia Continua !

ça vit de manière intense aux anciennes pompes funèbres ! Véritable concentré d'énergie, où se mélange les influences, les arts de toutes sortes, les loisirs dans un véritable arc en ciel. A l'heure où Didier Fusillier s'apprête à prendre les rênes du Parc de la Villette, la barre est placée haut, car les deux lieux ont une génétique commune. Le 104 est un lieu extraordinaire, un des plus beaux lieux en France sans doute par la mixité des publics, et par les propositions artistiques éclectiques. Preuve qu'il est possible de faire un vrai lieu populaire, où la sociabilité et la rencontre entre les générations, les classes sociales, les origines est réelle. José Manuel Gonçalves a bien réussi son pari. L'exposition de GalleriaContinua est de très belle facture. Certes on comprend mieux pourquoi la Nuit Blanche 2015 était moins stimulante, en fait toutes les oeuvres qui auraient pu prendre place dans l'espace public étaient rassemblées au 104 ! Mais on ne boudera pas son plaisir, on a drôlement de la chance à Paris, et bientôt le Parc de la Villette va établir la surenchère dans l'attractivité !

lundi 9 novembre 2015

Renaitre à Phnom Penh

D’avril 1975 à 1979, Phnom Penh vit l’horreur d’une tyrannie indicible, avant que le Vietnam ne mette fin à un génocide qui aura emporté près d’un quart de la population. Ce que l’on ne peut décrire et même imaginer, les artistes le portent comme une croix, et nous livrent des interprétations de ces traces mémorielles, envoutantes pour un esprit collectif traumatisé. Titré Renaissance une exposition sur le Cambodge n’est pas anodin, tant ce pays doit assumer son passé pour s’inventer un avenir. Les compositions photographiques de Hak Kim, nommé Alive, sont emblématiques. L’artiste évoque des objets interdits durant la dictature, objets anodins à la sémiologie redoutable. Telle cravate désignant une classe sociale, telle statuette de Bouddha, tel bracelet en or, sont autant de signes dangereux qui valaient à leur détenteur un arrêt et une condamnation, en les mettant en scène l’artiste nous rappelle avec sensibilité la folie meurtrière de l’époque. Une génération est aussi en train d’inventer d’autres regards, plus contemporains et inscrits dans la représentation d’un pays qui s’affirme. Les sculptures de Sopheap Pich par exemple développe une atmosphère douce et paisible qui contraste avec les compositions des pièces avoisinantes. A voir à l’Hospice Comtesse dans le cadre de Lille 3000 jusqu’au 17 janvier.

vendredi 6 novembre 2015

Museomix en Nord

Museomix s’installe dans le paysage, en tous les cas dans le Nord Pas de Calais ou se déroule une nouvelle et troisième édition. La Manufacture des Flandres accueille l’événement avec six équipes qui inventent des dispositifs originaux. Nous aimons beaucoup d’ores et déjà la Fabrique de pigeons, car après tout la tradition nordiste aurait pu avoir des débouchés plus prospères si on avait inventé un internet à plumes. L’idée est bien de créer de nouvelles perceptions des lieux, et il est donc possible de délirer et d’inventer des uchronies paradoxales. Le musée devrait être de plus en plus un lieu de fictions et d’inventivité, et ne pas se résumer à être le creuset de lourdes démonstrations didactiques. L’énergie proposé dans le cadre de Museomix devrait ainsi inspirer plus largement les professionnels des musées, si ceux-ci s’intéressent un jour réellement à ces potentialités. Présentation des prototypes dimanche 8 après midi.

lundi 2 novembre 2015

Paradis expositionnel en devenir

Le commissaire et actuel directeur par intérim du FRAC Nord Pas de Calais, Richard Leydier signe une exposition originale et qui derrière l'ésotérisme inhérent aux expositions d'art contemporain, - inévitable du moment qu'elles entendent se faire admettre par le sérail des connaisseurs -, propose quelques questions intéressantes. Avec Paradis perdu, les oeuvres de la collection servent à illustrer un voyage que le commissaire propose en illustration d'un poème de John Milton. Certains trouveront l'exercice trop littéral, mais en même temps c'est une manière de faire parler autrement les oeuvres que ce à quoi les destinent les artistes. Forme de transgression, si l'on peut utiliser des oeuvres pour illustrer des propos qui n'ont rien à voir. C'est une manière de désacraliser la sacro-sainte autorité de l'artiste, et ce n'est donc pas pour déplaire. Le commissaire peut ainsi nous inviter à d'autres horizons qui dépassent les seules oeuvres, résultant de leur télescopage. L'exposition devient pleinement un espace d'écriture, comme la enseigné Harald Szeemann. On regrettera qu'un véritable parcours ne soit dès lors pas assumé, pour conduire clairement le visiteur dans ce cheminement, plutôt que de le laisser dans l'impasse d'un espace pourtant très ouvert.

samedi 17 octobre 2015

Là où commence le jour...

Magnifique exposition, poétique et inspirante au LAM à Villeneuve d'Ascq. Avec Là où commence le jour, dans le cadre de Lille 3000 et de son programme Renaissances. Curieux voyage, qui convoque les quatre éléments, les armes magiques, les prêtresses et le Jardin des merveilles. Bien d'autres choses encore, avec des mises en regard entre art ancien et créations contemporaines dans une très belle scénographie. Les médiations sont également intéressantes, sur le modèle de ce que proposait La Maison rouge l'année passée, avec des cartels numériques. Surtout on appréciera la découverte de nombre d'artistes, puisque le renouvellement des artistes que l'on voit habituellement est manifeste. Pourtant on ne vous en montrera rien sur ce blog puisqu'il est regrettable que l'on ne puisse y faire de photographies, mais le plus grave est que l'on n'en conservera qu'un vague souvenir, avant que cette exposition ne sombre dans l'oubli, puisqu'on ne pourra pas se la remémorer en revisitant son album photo. Nous aimerions en connaitre les raisons, les artistes sont-ils vraiment contre la diffusion de la connaissance de leurs oeuvres ?...

samedi 10 octobre 2015

L'Usine de films amateurs

Bonne idée que celle de Michel Gondry qui poursuit sa démarche initiée en 2008, cette fois dans le cadre de Lille 3000 "Renaissance", avec une exposition participative, L'Usine de films amateurs qui avait déjà été présentée au Centre Beaubourg en 2011. Les visiteurs, venus en groupe, peuvent écrire un scénario et réaliser leur film au sein des décors de cinéma. Des séances d'écriture et de réalisation sont animées et contribuent à créer une exposition particulière et pleinement appropriée du moment que l'on finit par tourner une originale séquence de film ! L'an passé, nous rapportions qu'une exposition présentée au musée de la civilisation sur le cinéma d'animation au Québec proposait ainsi de petits plateaux de tournage, ici c'est toute l'exposition qui devient le dispositif de tournage. Dommage que l'exposition reste si peu de temps à Roubaix.

mercredi 7 octobre 2015

Corée puissance 10

L'année de la Corée s'ouvre en France et les propositions expositives se multiplient. Retenons d'abord cette exposition présentée au Musée des arts décoratifs à Paris, Korea Now !, qui donne à voir un pays qui sait marier la tradition et ses savoirs faire à un renouvellement constant de son design et de sa créativité. Magnifiques objets de l'artisanat d'art, notamment avec ses costumes, mais surtout recréation incessante des formes et du regard porté dessus par des générations qui savent se ressourcer pour inventer. De magnifiques bijoux, des meubles intelligents dans leur conception, de la céramique bien sur également. Le tout dans une scénographie d'une grande beauté. A voir jusqu'à début janvier, avec plus de 150 artistes et 700 objets présentés. La Corée compte sur la scène internationale en s'imposant aussi par la culture et par ses artistes.

lundi 14 septembre 2015

Milan 2015

Une exposition universelle tient tout à la fois de la foire commerciale, du parc d’attractions, de la promotion touristique et de l’orgueil national, du plateau télévisée et parfois même, avec un peu de chance, de l’exposition ! C’est avant tout un positionnement politique pour le pays exposant. L'importance du marché asiatique faisait que les pays avaient mis le paquet à Shanghai, aussi l’exposition dans son ensemble était nettement plus importante en 2010 que celle de 2015 à Milan. Les pavillons étaient aussi plus fastueux et les expositions plus scénographiées aussi. D’un point de vue général, le site est assez peu imaginatif, les pavillons s’alignant sur un axe central recouvert d’un velum qui cache des architectures comprimées les unes sur les autres. Bien des pavillons soufrent ainsi d’une moindre mise en valeur, et les plus tactiques se sont positionnés en retrait de la parcelle pour être à leur avantage, ainsi la Chine, l’Angleterre ou la France. Toutes les architectures sont représentées, et si certains jouent le même jeu qu’au XIXème siècle avec des reproductions d’architectures locales, voire stéréotypées, ainsi le Palais de Oman d’autres font dans le clinquant kitsch (Turkhménistan, Kazakhstan…) quand d'autres sont dans la recherche architecturale contemporaine (Chili, Pologne…). Certaines architectures se suffisent à elles-mêmes, citons le pavillon du Barhem, d’une belle ligne photogénique. 
Sur plus de trente pavillons visités (sur 55 pavillons nationaux), éliminons ceux qui ne présentent quasiment rien à l’intérieur, ceux qui exposent leur artisanat local, et ceux qui confondent l’exercice avec la foire commerciale. Reste ceux, assez nombreux, qui comprennent le thème proposé : « Nourrir la planète », non pas comme un exercice de réflexion sur l’alimentation de demain mais comme occasion de présenter la gastronomie nationale. C’est alors assez peu intéressant. Enfin les rares pays qui ont fait l’effort de problématiser la question et de réellement proposer une exposition, ils se comptent grosso-modo, en étant généreux, sur les doigts des deux mains. Plusieurs donnent l’impression de consacrer un espace à l’exposition par obligation et comme prétexte pour traiter d’autres choses ou vendre leurs produits. Ainsi l’effort de la Belgique de proposer une réflexion sur l’aquaculture aurait été méritant si la question n’était pas restée en suspens dans un espace en déshérence. La boutique à chocolat, la vente de bières et surtout de frites sont les vrais succès du pavillon… C’est aussi le cas des Pays-Bas, de la Slovaquie… Ne parlons pas du Brésil dont le succès vient du filet en suspension que le visiteur explorateur traverse comme à Disneyland pour aboutir sur une exposition invisible, illisible et pour tout dire indigente. Du reste personne ne la voit et tout le monde s’en fiche. Quelques pavillons font de vagues promesses durant deux salles, puis oublient le sujet, ainsi la Russie, la Chine, l’Irlande… Plus tenue et plus dense, l’Espagne s’égare malgré tout dans la valorisation de ses productions au détriment de la réflexion. Saluons par conséquent la Suisse, qui malgré un système alambiqué de quatre expositions successives, fait l’effort d’aborder des thèmes originaux, même si cela demeure assez ésotérique. Enfin, les Etats-Unis traite la question — et ne refait pas l’erreur de Shanghai, contrairement au Japon - de canaliser les visiteurs avec des séances obligées, mais pour leur asséner les miracles des technologies comme réponse aux défis du futur : vive Monsanto ! Le tout est assez laid. Si la pavillon du Japon est très beau d‘extérieur, le système de gestion des flux est une vraie usine à gaz pour une proposition qui l’est tout autant. Recherché au début, le parcours finit dans une sorte de show télévisé affligeant. 


Au vue de l’ensemble des pavillons, y compris celui assez indigent et sans intérêt de l’ONU, il reste cinq pays qui véritablement se distinguent et peuvent justifier le voyage (mea culpa, nous n’avons pas vu celui de l’Italie, sur laquelle nous n’avons donc pas d’avis). Enfin, on pourra faire ses courses dans un supermarché du futur (même si on peut toujours espérer que les supermarchés auront disparus dans l'avenir et qu'ils sauront au moins éviter la débauche d’écrans inutiles). 

samedi 12 septembre 2015

L'Angola

Citons d'abord l’Angola. Si l’exposition du pavillon national ne recourt pas à des moyens démesurés, un effort certain est fait pour construire un propos et proposer une scénographie. La proposition est certes assez classique et au final peu innovante, mais nous pouvons malgré tout saluer l’effort aussi rare à Milan qu’il était courant à Shanghai de ces pavillons qui jouent le jeu de l’exposition. Certes, le propos est moins sur les problèmes à résoudre et les solutions d’avenir, et davantage sur le bilan de l’agro-industrie nationale et sur sa gastronomie, mais malgré tout, le pavillon présente une véritable exposition digne de ce nom. On rit jaune parfois dans les pavillons quand l’agriculture moderne est synonyme de traitements avec des images d’agriculture industrielle digne des années 70. Il est vrai que plus souvent ailleurs on vise à faire croire au produit authentique en masquant des conditions de production moins exaltantes. Il est du reste effrayant de constater combien la prise de conscience environnementale demeure embryonnaire en visitant l’ensemble des expositions. 

vendredi 11 septembre 2015

L'Angleterre

L’Angleterre. Comme à Shanghai, où le pavillon nous avait séduit, Le Royaume-unis démontre sa capacité à problématiser une question, à savoir la tenir durant tout le pavillon, à délivrer des messages simples et percutants, et à gérer des flux dans les conditions exécrables d’une exposition universelle ! C’est le bâtiment qui porte le message, qui est le véritable médiateur, et qui conditionne la compréhension, bref qui fait sens et symbole. En axant sur la pollinisation et la survie des abeilles, c’est bien le système alimentaire mondial qui est en cause. Le visiteur le découvre dès la file d’attente, puis s’intéresse aux systèmes de communication des abeilles en expérimentant les vibrations, s’incarne même en abeille pour pénétrer dans une salle exiguë, - et l’on pardonne la chose quand on comprend que ce sont les visiteurs qui ainsi miment la ruche -, puis s’arrête sur une expérimentation mi-scientifique mi-artistique de rencontres avec les petites bêtes. Ajoutons à cela que le pavillon est en lui-même très beau, agréable et inventif. Certes pas aussi fort qu’il y a 5 ans, mais avec les mêmes recettes convaincantes. 

jeudi 10 septembre 2015

L'Allemagne

L’Allemagne. A l’opposé de celui de l’Angleterre, même s'il est censé porté un concept avec ses pétales en forme de dôme, le pavillon de l’Allemagne est d’une lourdeur éprouvante. La scénographie de son exposition l’est également. Cependant, les messages sont là, des recherches pour innover dans leur transmission, et avec l’engagement écologique que l’on pouvait attendre du pays. Avec un système de tablette remis au visiteur, et de savantes projections ciblées, tout porte à craindre l’usine à gaz dans de pareilles conditions. Il est vrai que la file d’attente s’en ressent, tant il faut expliquer, et mettre en condition un visiteur impatient de rentrer dans le pavillon. Mais une fois compris, le système fonctionne plutôt bien et devient convaincant. Heureusement, le jardin des idées s’achève dans une ambiance berlinoise ou d’Hambourg, avec des aménagements forts agréables. Dommage de n’avoir pas terminé ainsi la visite et de devoir subir un show ridicule à la fin. Mais vous n’aurez pas le choix, ici tout est sous contrôle et il est impossible d’y échapper. Bref, un pavillon en demi-teinte, mais vu l’offre générale, on s’en satisfait. 

mercredi 9 septembre 2015

La France

La France. Autant le dire d’emblée, ce n’est pas par patriotisme que l’on retient la proposition de la France. Nous avions eu honte de la proposition ridicule faite à Shanghai en 2010. Mais là, il faut reconnaitre que c’est l'un des pavillons les plus réussis. Tout d’abord une gestion de l’entrée intéressante avec une déambulation dans un jardin botanique où l’on voit des plantes comestibles (contrairement à ailleurs), et la métaphore simple mais efficace d’une halle de marché. Ensuite, le parti pris osé de séquences audiovisuelles, un peu longue certes, mais fort bien faites et attractives. Surtout un discours intelligent, mesuré et aussi engagé qu’il est possible de l’être dans pareilles circonstances. C’est une bonne synthèse des problématiques. Dans une scénographie agréable et qui fonctionne bien, où l’on peut flâner sans se gêner malgré la foule, et découvrir de multiples propositions adjacentes. Les petits textes, certes un peu trop longs, placés sur les pupitres sont intéressants et mériteraient d’être regroupés et proposés dans un catalogue. Regrettons seulement l’espace régional, dédié à la Bretagne lors de notre passage, et qui n’était pas à la hauteur de l’ensemble (et aussi la voiture à l'entrée dont on se serait volontiers passé !). Le Pavillon est efficace, tant par son contenu que par la manière de le véhiculer. Bravo. 

mardi 8 septembre 2015

La Corée

La Corée. Enfin la proposition de la Corée est sans doute la plus marquante. Si le système d’entrée par groupes n’était pas pour nous convaincre au départ, on peut vite s’en émanciper une fois dans la place. La Corée sait allier le bon gout pour la forme (le vrai design est là), l’ancrer dans une tradition et nourrir un propos porté par les nouvelles technologies qui caractérisent le pays désormais. Cette alliance de traditions et de modernité, au travers d’un propos allant de la science à l’artistique se décline dans un parcours rythmé qui ménage les surprises. Tout est précis et raffiné. De belles photographies mettent en appétit et donnent envie de se précipiter pour dévorer du Kimchi, puisque le propos est de réhabiliter le fermenté, et de plaider avec lui pour une lutte contre l’obésité. Le tout procure une exposition fort agréable. La comparaison avec le pavillon du Japon est cruel pour ce dernier. Bref, un pavillon intelligent qui donne envie d’aller en Corée, sans déployer le bête plaidoyer touristique que l’on trouve ailleurs. Superbe.

samedi 29 août 2015

Habiter Chamarande

Si faire de la barque dans une salle du Palais de Tokyo ne vous emporte pas dans des ravissements esthétiques, vous avez une autre possibilité : prendre le RER et filer au domaine de Chamarande. Là vous prenez la barge pour traverser et rejoindre le milieu du lac, et là miracle ! Vous vous installez sur le dispositif mis en place par Florent Albinet et vous contemplez la nature. Effet relaxant garanti. Et puis pourquoi pas profiter de ce merveilleux parc et de l'exposition de l'année : Habiter 2015. Florence Doleac et David de Tscharner vous proposent même des cabanes pour passer la nuit sur le site et Coloco d'explorer le paysage sur une structure mobile. Bref, une interaction avec le paysage animée qui a du sens. Des tables de pique nique vous attendent, et même si vous êtes chanceux et qu'il est ouvert un petit café ! Il vous restera encore l'exposition dans le Château qui révèle quelques bonnes surprises sur l'habiter.

lundi 24 août 2015

Une sur cinq, c'est pas mal !

Bon ok c'est drôle et étonnant, inattendu, bref c'est une performance technique que de proposer de faire du bateau dans des salles d'expo. Ok, et après ? La tendance Disneyland se confirme. On préfère de loin l'exposition de Patrick Neu, un travail subtil et délicat, patient, plein de finesse. De vraies merveilles. Du reste, le cartel à l'entrée de l'exposition est délicieux, demandant aux visiteurs de respecter les oeuvres qui pour cette exposition ont demandé des années de travail... Autant dire que dans les autres expositions... On préférera ne pas parler du sous-sol et de ses immondices. L'installation de Céleste Boursier-Mougenot est une curiosité, certes, et les projections vidéo des visiteurs sur les murs sont de loin ce qu'il y a de plus intéressant, mais nous demeurerons malgré tout en désaccord avec l'artiste quant il prétend que pour bien voir il faut être actif. Lorsque vous vous escrimez à faire avancer votre barque, vous êtes concentrés sur votre travail et pas du tout contemplatif, c'est encore là une idée convenue. Enfin bref, dépaysement garanti quand même pour ces cinq expos présentées actuellement au Palais de Tokyo.

mardi 18 août 2015

Chut ! Une exposition à ne pas ébruiter

Il devrait être obligatoire lorsque l'on travaille dans les musées de faire le pèlerinage à Neuchâtel chaque année ! Mieux qui dispose de la carte ICOM devrait se le voir imposer ! C'est à chaque fois une révélation et un régal. Les expositions des institutions de la ville sont toujours excellentes, que ce soit au muséum d'histoire naturelle, au Laténium, ou encore au Musée d'art et d'histoire dont la présente exposition sur la Suisse durant la première guerre mondiale est de très belle facture. Mais c'est évidemment au MEN que nos pas se dirigent à nouveau pour deux expositions, l'une convaincante sur la mort ("C'est pas la mort"), exercice réalisé avec les étudiants de l'Institut d'ethnographie, et l'autre, l'exposition annuelle du MEN intitulé Secrets et sur laquelle nous ne pouvons rien divulguer, comme il se doit. Ca nous démange pourtant, tant il y a à dire. Contenus et parcours dans dix-sept lieux de la ville tenus secrets, le visiteur s'engage à n'en rien révéler ! C'est une exposition performance, inventive et comme vous n'en avez jamais vu ! C'est dit.

vendredi 7 août 2015

Sous la pyramide...

Après avoir obtenu et et réalisé une mission d'étude et de proposition d'aménagement de l'espace d'accueil du Louvre pour le réaménagement face à la hausse inexorable de la fréquentation, François Fressoz, de l'Agence Café Programmation, défriche un sujet inexploré, la fonction d'accueil des institutions. Car malgré son cas particulier, l'ouvrage ne s'intéresse pas qu'au Louvre, mais le prend comme cas d'étude pour élargir la réflexion à l'accueil en général dans les musées. D'une plume alerte, l'auteur conduit ainsi le lecteur dans une stimulante investigation pour imaginer ce que l'institution pourrait faire si elle n'était si frileuse envers l'innovation. Sans doute les propositions resteront lettres mortes, mais l'étude fournit une intéressante publication pour tous ceux que les musées et leurs rôles dans l'espace public intéresse.

mardi 4 août 2015

Tout savoir sur la croix et le croissant rouge

Intéressant parti pris du musée international de la croix rouge et du croissant rouge à Genève qui présente moins l'histoire de l'institution comme on pourrait s'y attendre, mais les missions, les rôles, et les objectifs de l'organisme. En trois espaces structurés par des prestataires différents, consacrés aux risques naturels, aux liens familiaux, et à la préservation de la dignité humaine, que l'on visite librement dans l'ordre que l'on souhaite, se déploient des ambiances différentes, complétées d'une quatrième séquence consacrée aux grands témoins. On apprécie évidemment les petites installations très drôles de Pierrick Sorin, dans l'espace des risques même si elles peuvent paraitre curieuses et un peu déconnectées du reste du propos.

mercredi 15 juillet 2015

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le mariage...

Daoulas vous dit tout sur le mariage ! L'exposition de l'année de Daoulas, Petits arrangements avec l'amour, sur laquelle nous avons eu la chance et le bonheur de travailler comme conseiller scientifique est consacrée au mariage ! Car si les apparences laissent à penser qu'il s'agit là d'un phénomène universel, comme l'ont laissé entendre quelques voix mal informées les années passées... en réalité il apparait que les motivations à se marier, les manières de se marier et les conséquences du mariage sont bien différentes selon les cultures. Ainsi Daoulas poursuit ses invitations à voyager d'un pays à l'autre, d'une époque à une autre et à relativiser nos évidences et nos bien pensances. Pourquoi devrait-on se marier, à deux ? Pour la vie ? Avec quelqu'un de l'autre sexe ? Doit-on tout faire par amour ? Chacun place le curseur de ses normes selon sa culture : s'ouvrir à la raison de l'Autre, c'est pousser la réflexion et transformer son rapport à l'existence. L'exposition ambitionne de faire bouger les lignes ! La scénographie de l'Atelier Pascal Payeur et le graphisme de Pascal Hoarau ne manqueront pas de vous séduire ! Un cycle de films et une exposition de photographies de Gérard Uféras complète le paysage dans les jardins de l'abbaye.

mardi 14 juillet 2015

L'Homme qui marche, Giacometti arrive à Landerneau

Très classique, mais très belle exposition Giacometti au nouveau lieu pour l'art moderne et contemporain situé dans l'ancien bâtiment des Capucins à Landerneau. Les Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la culture, fondation qui oeuvre pour mettre en valeur des collections dans le Finistère et qui a déjà exposé les années précédentes, depuis 2012, Jacques Monory, Dubuffet, Miro, Kersalé, Fromanger et même Métal Hurlant ! Programme éclectique donc, mais qui se loge dans un bâtiment à l'étrange destinée. D'abord bâtiment religieux, ancien couvent du XVIIème, voisin du premier supermarché d'Edouard Leclerc avant d'être converti pour sa patrie natale en lieu d'exposition par le chef d'entreprise. Le lieu est agréable et l'exposition réalisée avec la Fondation Giacometti de très belle facture se divise en onze parties thématiques. A voir jusqu'en octobre.

samedi 11 juillet 2015

Corps et âmes à Jublains

Sculpter l'Homme, sculpter les Dieux suppose des partis pris et toutes les périodes de l'antiquité n'opère pas les mêmes choix. Le musée départemental de Jublains dédié à l'archéologie sur un site de fouille traite de ces questions dans son exposition temporaire de l'été, Corps et âmes. Les collections du musée d'art et d'histoire de Château-Gonthier, rapportées par Pierre Aristide Boullet-Lacroix, au XIXème siècle sont exposées à cette fin. Outre de belles pièces présentées, ce sont surtout les médiations qui sont intéressantes, avec des manips inventives. Ainsi est-il proposé des découvertes tactiles et des petits jeux, qui fonctionnent assez bien avec le public scolaire. Une exposition simple qui trouve son public. A voir jusqu'au 31 mars 2016.

dimanche 5 juillet 2015

My Buenos Aires

Hormis quelques oeuvres, telle cette respiration géante de Pablo Reinoso qui couvre un mur entier d'oreillers poumons, ou encore les installations provocatrices de Leon Ferrari, il faut reconnaitre que si certaines installations font sourire, le tout donne un peu l'impression d'un ramassis un tantinet sale et vieillot. Bref, pas de quoi nous donner envie de partir découvrir la jeune création de Buenos Aires. Pourtant l'idée de cette série de portraits de ville est intéressante et après Winnipeg en 2011, et Johannesburg en 2013, ce tour du monde donne à priori envie. Avec cette forme de biennale La Maison rouge inscrit un rendez-vous régulier dans le paysage. Toutefois le choix des oeuvres ne nous a pas transcendé en 2015, vivement 2017 dont la destination demeure mystérieuse.

vendredi 3 juillet 2015

Chasseur sachant chasser à Kerjean

Les chasses seigneuriales du XVIème siècle sont un point de départ, et si les passionnés d'histoire y trouveront leur compte, ce sont surtout les amateurs d'une vision de la chasse renouvelée par les artistes qui prendront leur plaisir. Dans cette belle exposition conçue avec le musée de la chasse et de la nature à Paris, le Château de Kerjean invite à un voyage qui place en perspective des collections du musée et des interprétations subjectives. Nous avons aimé Kate MccGwire et son travail avec la plume d'oiseaux, sorte de serpent de duvet lové dans une vitrine monstrueuse, Karen Knorr est son audace de Diane, Eva Jospin et sa forêt de cartons, Julien Salaud que l'on peut voir également dans une exposition que le musée lui consacre en ce moment à Paris, et nous nous sommes esclaffés de l'accident de chasse de Pascal Bernier. De belles propositions à découvrir avant le 1er novembre.

Signalons que les actes du colloque international tenu en mars dernier au musée à Paris sont à présent en ligne sur le site du musée.

lundi 29 juin 2015

Histoires de chiens, histoires de chats

Connaissons-nous si bien ces êtres qui nous sont si proches ? Nous croyons les connaitre, mais peut-être ce sont eux qui nous saisissent vraiment ! La Cité des sciences propose une exposition sur les chiens et les chats, exposition plutôt pour les enfants, mais qui s'adresse à toute la famille. Plaisante avec ses manips et ses vidéos étonnantes, l'exposition délivre de nombreuses informations. Certes, ce n'est pas aussi surprenant que celle proposée l'année dernière sur les chiens au muséum de Neuchâtel, mais l'exposition est bien faite et aborde le sujet d'un autre angle. Dans leur tête, dans leur peau, dans notre société, découpée en trois parties cohérentes, l'exploration permet de réfléchir au statut de l'animal. Puisque la France compte 19 millions environ de chiens et de chats, cela mérite d'être examiné avec attention. L'exposition fait découvrir la manière de miauler en japonais ou encore des jeux où l'on se met à la place de l'animal pour comprendre ses logiques. De quoi aller de surprises en surprises et passer un beau moment !

jeudi 25 juin 2015

Carnaval de Marseille à Binche

Après avoir été présentée au Mucem l'année passée, l'exposition Le Monde à l'envers sur le carnaval est visible à Binche en région wallonne, dans une présentation remaniée, au musée international du carnaval et du masque, le MÜM. Passant en revue les ambivalences festives d'un événement fait tant de rituels que de recréation, d'arts populaires, si ce n'est d'art naïf, l'exposition ne cesse de surprendre son monde, en mettant la tête du visiteur à l'envers ! Comment une telle diversité, une telle ingéniosité, de telles manifestations d'inventivité viennent à l'esprit humain ? C'est ce que la commissaire de l'exposition Marie-Pascale Mallé invite à découvrir à partir des collections exceptionnelles du MÜM et de celles du Mucem.

jeudi 18 juin 2015

La Guerre est finie, le débat commence

Drôle de sculpture, ambivalente, qui accueille le visiteur au Mémorial de la Paix à Caen. Seward Johnson s'est inspiré d'une photographie célèbre aux Etats-Unis, prise à la libération, un soldat embrasse fougueusement une jeune femme. Emblème de joie ? Peut-être, mais d'autres voix se sont élevées pour témoigner, celles de ces femmes embrassées qui n'étaient pas forcément consentantes. Ainsi le symbole révèle une autre allure, et c'est le mérite du Mémorial que de rendre compte de la polémique ou de la divergence de vue en invitant le visiteur à la réflexion. Méfions-nous des représentations, qui sans le contexte peuvent être trop vite interprétées. Cette oeuvre est-elle sexiste comme certains l'affirment ? Est-ce au contraire une dénonciation ? En prenant l'option de donner le choix au visiteur de se forger sa propre opinion, avec deux cartels apportant les deux points de vue, le lieu joue pleinement son rôle. On pourra par la même occasion visiter les nouvelles présentations du Mémorial ou se rendre sur le site internet qui propose pour les 7-11 ans jusqu'à fin aout une animation intéressante, avec le Journal de Suzon.

mercredi 10 juin 2015

Cap sur les iles

Mise en perspective des oeuvres de Mathurin Meheut au musée du même nom à Lamballe dans les Côtes d'Armor, avec les peintres de son époque. Des marines, des portraits et des scènes de voyage exposées dans deux petites salles de la maison du Bourreau en attendant la rénovation du lieu. Le musée doit en effet déménager sur le site des haras et l'antique maison sans doute revenir à sa destination antérieure d'Office de tourisme. Drôle d'endroit assez amusant puisque la maison dite du bourreau pour donner du pittoresque aux cartes postales de la fin du XIXème est en fait un ancien commerce appartenant à un certain monsieur Bourreau. Ainsi se fabrique les légendes.

vendredi 5 juin 2015

Confidence d'un maccabé

Beau sujet d'exposition au musée Dauphinois en partenariat avec le musée archéologique St Laurent de Grenoble, le CCSTI La Casemate et l'INRAP au sujet des restes humains. Confidences d'outre tombe au musée dauphinois est une exposition originale. Comment définir et caractériser un squelette retrouvé lors de fouilles au moyen des diverses techniques archéologiques, quels renseignements en tirer et quelles conclusions pour l'historien, voici quelques-uns des thèmes abordés par l'exposition, au travers de manifs et de résultats d'enquête. Des dispositifs sonores originaux narrent la vie supposée des hommes, des femmes, des enfants retrouvés, et des rites funéraires des plus curieux. Les reliques ont longtemps aussi été le support de croyances et de dévotions. Les cultures populaires s'approprient les représentations des squelettes, puisque la tête de mort est bien souvent un leitmotiv que ce soit dans les musiques actuelles comme dans les ligues sataniques. L'exposition conduit le visiteur dans les différentes explorations au travers d'une scénographie certes un peu distendue mais efficace. A noter un volet contemporain fort curieux et amusant au travers d'un concours de tête de mort interprétés par de jeunes artistes.

jeudi 28 mai 2015

Pour une petite robe noire

L'exposition sur la môme à la BNF est d'une belle qualité, un propos clair et bien structuré. On y découvre des chansons oubliées depuis longtemps et toute l'époque qui préside aux débuts de la Piaf. Si la partie de la biographie familiale est évincée à juste titre en début d'expo, dans un espace trop contraint, celui central autour de la petite robe symbolique décline les thématiques des chansons et les confrontent à d'autres interprètes mais aussi à des interprétations des chansons de la Piaf invitant ceux qui l'osent à l'exercice de karaoké dans l'espace concomitant. Bien que surpris de ne pas retrouver Moustaki parmi les proches, l'exposition invite à revivre la trajectoire dans les années d'après-guerre. Très belle scénographie et de belles trouvailles de mise en valeur, sans tomber dans les excès du genre, la relique pour les fans.

jeudi 21 mai 2015

Retour à Marcel Broodthaers

La Monnaie de Paris s'est attaquée à un sérieux défi : remonter l'exposition, ou plus exactement les expositions présentées par Marcel Broodthaers dans les années 60/70 avec son Département des Aigles. Intéressante à bien des points de vue, la démarche est d'abord une réflexion muséologique. Témoin d'une nouvelle période où des expositions de référence constituent un répertoire classique, comme pour le théâtre et désormais pour la danse contemporaine, expositions que l'on peut "remonter" ou évoquer. L'année passée la Biennale de Venise l'avait fait avec l'exposition mythique de Harald Szeemann et le Centre Pompidou avec un retour réflexif sur Les Magiciens de la terre. Plus fondamentalement, la critique du fonctionnement muséal, du marché de l'art, mais aussi la manière de penser l'exposition comme oeuvre demeure au coeur de la démarche de Broodthaers et en fait un pionnier. Une exposition importante à voir par conséquent, et pas seulement pour l'humour et la provocation.

mardi 12 mai 2015

Van Gogh, Yan Pei-Ming et Bertrand Lavier se rencontrent à Arles

La nouvelle Fondation Van Gogh, en plein centre d'Arles, installée dans un superbe bâtiment réhabilité, accueille des artistes que Van Gogh inspire peu ou proue. Avec Yan Pei-Ming comme artiste invité nous nous réjouissions par avance tant nous aimons depuis longtemps son travail. Ce n'est pourtant pas là le meilleur de sa production et hormis quelques oeuvres, comme celles consacrées aux réfugiés, réellement superbes, et qui résonnent avec le temps présent, les autres, chiens, papes et autres bestioles  nous laissent assez froids. Enfin, c'est toujours plus intéressant que l'autre artiste invité, Bertrand Lavier, toujours aussi fumiste. La plus intéressante de ses productions est encore le portail extérieur de la Fondation ! Le commissaire d'exposition Xavier Douroux n'a pas eu à aller chercher trop loin son inspiration. L'exposition est désormais terminée, vivement la prochaine !

samedi 9 mai 2015

Beau comme Bowie

Bah oui forcément, Bowie c'est beau ! Bon vous doutiez-vous que Bowie disposait d'un logement et même qu'il possédait un trousseau de clés ? Et bien vous pourrez aller admirer la relique bien vitrinifiée et accompagnée de son étiquette sacralisante. Etonnant tout de même ce que l'exposition parvient à faire ! Bon soyons juste l'exposition ne se résume pas à cela. Il y a aussi la vie et les multiples métamorphoses de l'artiste, ses explorations, ses rencontres, ses découvertes, ses audaces. L'exposition présentée dans le nouveau bâtiment de la Philharmonie de Paris après avoir été conçue et présentée au V&A de Londres ne désemplit pas et ne déçoit pas les aficionados. Nous sommes dans l'industrie culturelle dans tous les sens du terme, expo comprise. Même si le système de sonorisation est toujours aussi insupportable, empêchant tout mouvement non concordant avec ce que le concepteur à prévu que vous fassiez, même si on vous y interdit les photographies et si l'on voit au final assez peu d'extraits de concert. Le visiteur constate combien cet artiste a expérimenté, et combien il semble prendre du plaisir à le faire dans une course effrénée. Son désir de personnages est manifeste. La scénographie est intéressante sans être spectaculaire. Nous avons surtout aimé le tableau final à la manière du classement de Mendeleiev, une ingénieuse trouvaille des concepteurs.

dimanche 3 mai 2015

Muséographier les émotions ? Défi relevé au muséum de Neuchâtel

Etonnante exposition, ingénieuse et pleine de surprises au muséum de Neuchâtel. Que sait-on de la manière dont les émotions sont produites chez l'homme ? Quels sont leurs ressorts et leur fonctionnement biologique et psychologique ? Mais aussi comment partage-t-on ces ressentis avec d'autres espèces ? Depuis que les animaux ne sont plus considérés comme des machines, et que Antonio Damasio nous a rappelé l'erreur de Descartes, on peut s'interroger sur le sujet. Les scientifiques sont de plus en plus nombreux à investir ce terrain d'exploration difficile. L'exposition invite à croiser les données, même si le visiteur découvre d'abord ce qu'il en est pour l'homme avant de s'intéresser aux autres espèces dans une seconde partie. Pleine d'astuces, et surtout d'humour, ce qui est devenue une spécialité du muséum, l'exposition décline informations, interactivités, mais aussi approches poétiques pour surprendre le visiteur. De petites vidéos fascinent aussi les visiteurs. La scénographie fort belle rend cette exposition très attractive, et nous pouvons espérer qu'elle circule ensuite dans d'autres sites pour sensibiliser à ce très beau et difficile sujet auquel le muséum de Neuchâtel s'est attaqué avec courage.

samedi 2 mai 2015

Antonioni Aux origines du Pop

Vous ne connaissez pas ou assez mal Antonioni ? Il serait logique de penser que vous allez combler ce manque en vous rendant à l'exposition qui lui est consacrée à la Cinémathèque française. Ce serait faire abstraction des réflexes de spécialistes qui président souvent à la conception des expositions. Encore un cas, où il manque visiblement un muséographe dans le projet. C'est fréquent à la Cinémathèque. Ainsi l'exposition, assez classique dans sa structuration, film par film, motivant 9 sections du parcours, propose à chaque fois un texte introductif. Celui-ci fait appel à une multitude de références qui n'éclaireront pas ceux qui n'en disposent pas. Et sans intermédiation, des objets sont alignés dans de belles vitrines, avec des cartels basiques pour toute aide. Bref, les spécialistes parlent aux spécialistes. Le caractère frustrant des extraits de films, comme il est souvent le cas dans les expositions de films, donne envie de voir les oeuvres, c'est déjà cela. On ressort de l'exposition en ayant compris surtout que le cinéaste avait un lien fort aux arts plastiques qui l'ont influencé et qu'il a même pratiqué. C'est bien.

jeudi 30 avril 2015

Dans mon HLM : Paris habitat

Il n'y a pas que les châteaux et les demeures princières dans la vie ! La plupart de nos concitoyens vivent simplement dans des habitations simples, cela ne les empêche pas d'être intéressantes ! Ainsi les habitations à bons marchés puis à loyers modérés ont fait l'objet d'inventivité, et de nombreux architectes ont tenté de proposer de nouvelles formes, avec plus ou moins de succès depuis 1914. L'exposition présentée au Pavillon de l'Arsenal s'intéresse à cette histoire de la ville de Paris. Sujet original et qui s'avère passionnant. Si les années 50 à 70 sont souvent désastreuses en la matière, on y découvre en revanche de très belles approches, souvent situées avant et après cette période. Des modes de présentation expographique attractifs, même s'il manque souvent des repères pour localiser les lieux dans Paris, ce qui serait pourtant assez simple si chaque projet était accompagné d'une petite carte. Les cartels à emporter sont en revanche efficace, une bonne idée à conserver. La maquette imaginaire au centre de l'espace est aussi ingénieuse.

dimanche 26 avril 2015

Des Alyscamps à Ephèse, Kairouan, Baalbek où Syracuse...

Sympathique petite exposition, peu couteuse et malgré tout fort ingénieuse, qui démontre que l'on peut parfois faire avec peu lorsque la créativité s'en mêle. Le Musée de l'Arles antique invite les visiteurs à fournir les photos faites lors de voyages sur les sites archéologiques de méditerranée. Cela donne une petite exposition, sorte d'album de famille collectif, clichés souvent anonymes qui mélangent les époques et les approches. Mosaïque qui donne surtout à rêver et à imaginer les vies et les destinées derrière ces photos intimes soudain dévoilées. Le tout est agrémenté de citations littéraires sur le voyage qui participe d'une ambiance singulière. Evidemment l'évocation des noms des lieux visités font déjà partir en voyage, sur les pas d'Ulysse, et démontre qu'entre ici et ailleurs, l'archéologie demeure un trait d'union des peuples par l'histoire qui les unit. J'aimerais tant voir Syracuse, la photo de famille et l'antique est un bel exemple de démarche participative (l'appel à collectes date de septembre 2014 à février 2015), et de sa présentation dans la foulée, en toute simplicité. Un anniversaire des vingt ans du musée, avec 350 photos sélectionnées parmi les 1000 reçues, qui se fait grâce aux visiteurs et en toute modestie.

jeudi 23 avril 2015

Le coin coin de l'art : au canard muséographié !

N'empêche que nous on se marre bien dans le Nord-Pas de Calais ! Loin des musées compassés qui mettent les petits cadres dans les grands avec préciosité, il y a ceux qui font changer l'institution, en la dédramatisant, en la bousculant un peu, et en invitant ainsi de nouveaux publics. C'est le cas du Palais des beaux arts de Lille qui pour cette seconde édition de Open Museum invite le collectif allemand InterDuck. Les artistes ne vendent pas leurs oeuvres, mais juste des produits dérivés en attendant d'ouvrir un jour leur musée ! En faisant quoi ? En transformant les humains en canards ! Ils repeignent ainsi les oeuvres (enfin, pas directement dessus, l'iconoclaste à malgré tout ses limites), - et ils épargnent aussi les sujets religieux, ce qui est dommage, car on aurait bien aimé crucifier un canard. Après tout le fils de Dieu n'est-il pas le canard suprême ? - Plus sérieusement puisque Disney est la nouvelle religion et que l'oncle Picsou nous anime tous dans notre capitalisme décadent, autant communier en beauté. Par la surprise, on regarde autrement les oeuvres, on voyage dans l'histoire de l'art et en comparant on se prend soudain à apprécier tellement les oeuvres sources ! Il y aurait beaucoup à dire sur cette proposition courageuse, qui peut inspirer en spéculations théoriques tant les muséologues, les sociologues que les psychanalystes, mais avant tout c'est une belle occasion de se fendre la poire au musée. C'est l'essentiel.

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