CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: mai 2015
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Master MEM

jeudi 28 mai 2015

Pour une petite robe noire

L'exposition sur la môme à la BNF est d'une belle qualité, un propos clair et bien structuré. On y découvre des chansons oubliées depuis longtemps et toute l'époque qui préside aux débuts de la Piaf. Si la partie de la biographie familiale est évincée à juste titre en début d'expo, dans un espace trop contraint, celui central autour de la petite robe symbolique décline les thématiques des chansons et les confrontent à d'autres interprètes mais aussi à des interprétations des chansons de la Piaf invitant ceux qui l'osent à l'exercice de karaoké dans l'espace concomitant. Bien que surpris de ne pas retrouver Moustaki parmi les proches, l'exposition invite à revivre la trajectoire dans les années d'après-guerre. Très belle scénographie et de belles trouvailles de mise en valeur, sans tomber dans les excès du genre, la relique pour les fans.

jeudi 21 mai 2015

Retour à Marcel Broodthaers

La Monnaie de Paris s'est attaquée à un sérieux défi : remonter l'exposition, ou plus exactement les expositions présentées par Marcel Broodthaers dans les années 60/70 avec son Département des Aigles. Intéressante à bien des points de vue, la démarche est d'abord une réflexion muséologique. Témoin d'une nouvelle période où des expositions de référence constituent un répertoire classique, comme pour le théâtre et désormais pour la danse contemporaine, expositions que l'on peut "remonter" ou évoquer. L'année passée la Biennale de Venise l'avait fait avec l'exposition mythique de Harald Szeemann et le Centre Pompidou avec un retour réflexif sur Les Magiciens de la terre. Plus fondamentalement, la critique du fonctionnement muséal, du marché de l'art, mais aussi la manière de penser l'exposition comme oeuvre demeure au coeur de la démarche de Broodthaers et en fait un pionnier. Une exposition importante à voir par conséquent, et pas seulement pour l'humour et la provocation.

mardi 12 mai 2015

Van Gogh, Yan Pei-Ming et Bertrand Lavier se rencontrent à Arles

La nouvelle Fondation Van Gogh, en plein centre d'Arles, installée dans un superbe bâtiment réhabilité, accueille des artistes que Van Gogh inspire peu ou proue. Avec Yan Pei-Ming comme artiste invité nous nous réjouissions par avance tant nous aimons depuis longtemps son travail. Ce n'est pourtant pas là le meilleur de sa production et hormis quelques oeuvres, comme celles consacrées aux réfugiés, réellement superbes, et qui résonnent avec le temps présent, les autres, chiens, papes et autres bestioles  nous laissent assez froids. Enfin, c'est toujours plus intéressant que l'autre artiste invité, Bertrand Lavier, toujours aussi fumiste. La plus intéressante de ses productions est encore le portail extérieur de la Fondation ! Le commissaire d'exposition Xavier Douroux n'a pas eu à aller chercher trop loin son inspiration. L'exposition est désormais terminée, vivement la prochaine !

samedi 9 mai 2015

Beau comme Bowie

Bah oui forcément, Bowie c'est beau ! Bon vous doutiez-vous que Bowie disposait d'un logement et même qu'il possédait un trousseau de clés ? Et bien vous pourrez aller admirer la relique bien vitrinifiée et accompagnée de son étiquette sacralisante. Etonnant tout de même ce que l'exposition parvient à faire ! Bon soyons juste l'exposition ne se résume pas à cela. Il y a aussi la vie et les multiples métamorphoses de l'artiste, ses explorations, ses rencontres, ses découvertes, ses audaces. L'exposition présentée dans le nouveau bâtiment de la Philharmonie de Paris après avoir été conçue et présentée au V&A de Londres ne désemplit pas et ne déçoit pas les aficionados. Nous sommes dans l'industrie culturelle dans tous les sens du terme, expo comprise. Même si le système de sonorisation est toujours aussi insupportable, empêchant tout mouvement non concordant avec ce que le concepteur à prévu que vous fassiez, même si on vous y interdit les photographies et si l'on voit au final assez peu d'extraits de concert. Le visiteur constate combien cet artiste a expérimenté, et combien il semble prendre du plaisir à le faire dans une course effrénée. Son désir de personnages est manifeste. La scénographie est intéressante sans être spectaculaire. Nous avons surtout aimé le tableau final à la manière du classement de Mendeleiev, une ingénieuse trouvaille des concepteurs.

dimanche 3 mai 2015

Muséographier les émotions ? Défi relevé au muséum de Neuchâtel

Etonnante exposition, ingénieuse et pleine de surprises au muséum de Neuchâtel. Que sait-on de la manière dont les émotions sont produites chez l'homme ? Quels sont leurs ressorts et leur fonctionnement biologique et psychologique ? Mais aussi comment partage-t-on ces ressentis avec d'autres espèces ? Depuis que les animaux ne sont plus considérés comme des machines, et que Antonio Damasio nous a rappelé l'erreur de Descartes, on peut s'interroger sur le sujet. Les scientifiques sont de plus en plus nombreux à investir ce terrain d'exploration difficile. L'exposition invite à croiser les données, même si le visiteur découvre d'abord ce qu'il en est pour l'homme avant de s'intéresser aux autres espèces dans une seconde partie. Pleine d'astuces, et surtout d'humour, ce qui est devenue une spécialité du muséum, l'exposition décline informations, interactivités, mais aussi approches poétiques pour surprendre le visiteur. De petites vidéos fascinent aussi les visiteurs. La scénographie fort belle rend cette exposition très attractive, et nous pouvons espérer qu'elle circule ensuite dans d'autres sites pour sensibiliser à ce très beau et difficile sujet auquel le muséum de Neuchâtel s'est attaqué avec courage.

samedi 2 mai 2015

Antonioni Aux origines du Pop

Vous ne connaissez pas ou assez mal Antonioni ? Il serait logique de penser que vous allez combler ce manque en vous rendant à l'exposition qui lui est consacrée à la Cinémathèque française. Ce serait faire abstraction des réflexes de spécialistes qui président souvent à la conception des expositions. Encore un cas, où il manque visiblement un muséographe dans le projet. C'est fréquent à la Cinémathèque. Ainsi l'exposition, assez classique dans sa structuration, film par film, motivant 9 sections du parcours, propose à chaque fois un texte introductif. Celui-ci fait appel à une multitude de références qui n'éclaireront pas ceux qui n'en disposent pas. Et sans intermédiation, des objets sont alignés dans de belles vitrines, avec des cartels basiques pour toute aide. Bref, les spécialistes parlent aux spécialistes. Le caractère frustrant des extraits de films, comme il est souvent le cas dans les expositions de films, donne envie de voir les oeuvres, c'est déjà cela. On ressort de l'exposition en ayant compris surtout que le cinéaste avait un lien fort aux arts plastiques qui l'ont influencé et qu'il a même pratiqué. C'est bien.

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