CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: publication muséologie

Pourquoi une formation en muséologie et muséographie ?

Le parcours de formation de l'Institut Denis Diderot de l'Université de Bourgogne existe depuis une vingtaine d'année, précurseur des formations aux métiers de la culture, une option en muséologie et muséographie est développée pour former de jeunes professionnels, mais aussi des professionnels en formation continue. 

Avec le passage au LMD, la formation propose un parcours en M1, d'initiation à la  muséologie et un approfondissement en M2 en muséographie
Notre philosophie : axer sur les compétences nécessaires aux métiers visés à partir d'un bilan de compétences et d'un suivi personnalisé de chaque étudiant en fonction de son projet professionnel.
Une formation en lien avec les institutions culturelles, avec l'intervention de professionnels et des activités sur le terrain, au travers de stages, de voyages d'études, de séminaires, de rencontres... 
Voir le site officiel de la formation : 
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jeudi 5 juin 2008

De la muséologie à la patrimonologie ?


Dans un papier stimulant, intitulé, « L’histoire de la muséologie est-elle finie ? », François Mairesse invite à comprendre les convergences entre muséologie et patrimoine et à les penser dans leur relation à la science. L’auteur s’interroge sur la logique qui conduit à une patrimonialisation généralisée, et aux rôles que les musées assument.
À partir des définitions, d’une revue de la littérature, mais aussi des évolutions contemporaines, ce texte de synthèse cherche à ouvrir des pistes pour la réflexion. S’il y a une imbrication originelle entre les deux champs, patrimoine et musée, il est de moins en simple de penser une autonomie entre les deux, à l’heure où des paysages font objet de classement et d’inventaire, où l’on sauvegarde le patrimoine immatériel, où l’objet peut prendre la forme de maison ou de monument, par exemple dans les musées de plein air. Du reste, les collections peuvent acquérir une vraie valeur de patrimoine, moins par les objets eux-mêmes que par la scénographie signée qui devient emblématique d’une époque. Par ailleurs, les acteurs des monuments historiques réalisent une mise en valeur qui passe très souvent par l’outil exposition et les professionnels des musées pensent et exercent leur mission dans un cadre patrimonial.
Cette évolution nous a conduit du reste, dans la formation dijonnaise, et au vu du devenir de nos anciens étudiants, à ne plus séparer les deux options « gestion et valorisation du patrimoine » et « muséologie et muséographie », mais à les penser désormais conjointement. Les futurs professionnels ayant besoin des deux approches.
Texte à télécharger sur : www.lrz-muenchen.de/~iims/icofom/provocativemairessefrances.pdf

mercredi 9 avril 2008

Vers une redéfinition du musée ?


Vers une redéfinition du musée ?, sous la direction de François Mairesse et André Desvallées, L’Harmattan, 2007.
Le concept de musée est évolutif. Malgré les apparences, et bien que l’institution affiche un principe de permanence et de stabilité, en réalité ses objectifs et ses missions sont relatifs à la période historique dans laquelle il se développe. C’est également parce qu’il est pluriel, et qu’il ne se résume pas au seul musée de beaux-arts, qu’il est parfois complexe de le délimiter. Depuis trente ans, l’ICOM, organisme consultatif de l’UNESCO pour les musées, a par exemple reconnu les zoos et les aquariums comme relevant de sa compétence. Plus récemment, le patrimoine immatériel à fait son apparition et conduit à transformer les conceptions.
Déjà, dans les années 70, la question de la participation et de la mission sociale du musée avait conduit à le penser comme un outil au service du développement des communautés davantage que comme une institution de préservation, de conservation et de recherche. Bien sûr, selon les pays, les sensibilités et les volontés, sa définition varie.
Facteur de mise en relation sociale ou lieu de préservation d’une mémoire, de savoir-faire ou encore de capitalisation de trésors, la façon de le penser à des incidences concrètes sur sa gestion et sur les actions qui y sont conduites, sur la façon de les mettre en œuvre, ainsi que sur les publics auxquels on prétend s’adresser. La mission didactique a longtemps prévalu, il semble qu’elle soit souvent dénoncée à présent. De même la délectation et la contemplation sont reléguées au profit de l’expérience du visiteur, de la découverte et des divertissements que celui-ci y trouve.
Dans cet ouvrage, différents muséologues mettent en perspective leur conception du musée, sous la houlette d’André Desvallées et de François Mairesse. Ils écrivent depuis des pays différents, de l’Asie à l’Amérique du Sud, du Canada aux Pays de l’Est. Pour cela, le volume fait sentir les divergences culturelles et les hésitations de la langue qui ne donnent pas toujours exactement les mêmes nuances à un concept.
Les contributions érudites d’André Desvallées sont précieuses. Le texte de François Mairesse pour servir d’entrée au terme de musée dans un thésaurus en chantier est passionnant, mais c’est le papier d’André Gob, introduction très drôle et très fine au débat, qui ravit le lecteur. Son dialogue socratique sait refléter les débats contemporains et les appréciations des uns et des autres. Rien que pour ce texte, le volume mérite le détour.

jeudi 13 mars 2008

Musée et Guerre, quels rapports ?


Étonnant livre que celui d’André Gob sur les relations des musées aux périodes de guerre. D’une grande érudition, il s’agit moins d’un livre d’histoire, comme en prévient du reste l’auteur dans sa préface - même si l’histoire en forme la matière première -, que d’un livre de muséologie. Car avec aisance, André Gob passe d’une période à l’autre, de la Révolution à Bagdad, des campagnes napoléoniennes aux restitutions récentes, de la période hitlérienne au massacre des Bouddhas de Banyan. Cette absence de progression chronologique n’en fait pas pour autant un mélange hétéroclite, mais une promenade intellectuelle pour mieux comprendre le sens du musée, ses missions et ses comportements, même quand ils sont répréhensibles ou pervers. Il faut par conséquent saluer cet exercice courageux, qui fera grincer très certainement quelques dents, car l’auteur n’hésite pas à dire ce qu’il pense, même si cela dérange. Il s’en prend notamment aux comportements qui oubliant l’intérêt public privilégient la collectionnite. Le pillage, la saisie, la spoliation, le butin… autant de concepts que ce livre contribue à définir. Le dernier chapitre est une remarquable démonstration à laquelle parvient l’ouvrage en rassemblant les éléments présentés au cours du livre. Certes, on pourrait discuter certains aspects, et prétendre par exemple que le butin de guerre est malgré tout un moindre mal, car il y a au moins reconnaissance de la notion de trésor, alors que le pire pour le musée est sans doute la destruction pure et simple par des actes que l’on n’hésiterait pas, pour notre part, à identifier à la barbarie (s’il est encore possible d’utiliser ce terme de nos jours…). Les récents événements en Irak ou en Afghanistan en donnant des exemples malheureux. Mais l’auteur mentionne aussi avec justesse la responsabilité américaine dans les saccages.
Plus généralement, les récits qui sont faits dans l’ouvrage tiennent le lecteur en haleine, car ce sont à chaque fois des formidables aventures, celle des œuvres, des hommes, des musées... Ajoutons que des transitions sont ménagées à chaque chapitre, avec des éclairages de quelques pages, sur des études de cas, contributions d’une dizaine de spécialistes européens sur chaque domaine.

lundi 25 février 2008

Photographier au musée ?


La Lettre de l’OCIM de janvier février 2008 est paru :
outre un article d'Anne Jonchery sur la famille au musée, et de Michèle Gunn sur la désinsectisation des collections ou encore d'Abel Prieur et Louis Rulleau sur le technique du moulage,
signalons un article signé par Véronique Parisot et Serge Chaumier sur la question de la photographie dans les musées,
ainsi qu’un compte rendu de lecture par nos soins sur deux romans dont l’univers d’action est le musée pour l'un et le métier de muséographe pour l'autre… !

lundi 4 février 2008

Publications: Le Goût des autres, de l'exposition coloniale aux arts premiers

Le goût des autres : De l'exposition coloniale aux Arts premiersCeux qui s’intéressent aux musées d’ethnologie liront avec un intérêt certain le livre de Benoît de L’Estoile : Le Goût des autres, de l’exposition coloniale aux arts premiers, Flammarion, 2007.

L’ouvrage revient sur une histoire qui explique en partie la muséo choisie pour le musée du Quai Branly. En proposant de revenir de manière fort documentée sur une histoire, qui va des expositions coloniales au musée actuel, en passant par l’inévitable période de gloire puis de déprise du musée de l’Homme, le livre va au-delà du circonstanciel, mais permet de comprendre plus globalement les rapports que les musées d’ethnologie entretiennent avec la discipline mère. L’ouvrage est passionnant et comporte de multiples pistes de questionnements et de problématisations tant pour le chercheur en ethno ou en muséologie, que pour le muséographe.

Figures de l'Artifice : une expo, une publi

Plus que quelques jours pour visiter l’exposition exceptionnelle du MEN, le Musée d’Ethnographie de Neuchâtel : Figures de l’Artifice. Au-delà de l’intérêt pour le thème, l’exposition doit être vue par tous ceux qui s’intéressent à la muséologie, c’est une prouesse intellectuelle d’une rare force. La démarche conceptuelle s’incarne dans une mise en espace et un déroulé discursif qui suit de manière étonnante le parcours du visiteur. Outre des mises en scène d’une qualité esthétique réjouissante, l’exposition procède par métaphores et symbolismes pour convier à la réflexion. Comme X, Le musée Cannibale ou Remise en boîtes, la forme et le fond atteignent ici à une symbiose que l’on constate trop rarement. Cette première exposition de l’ère post-hainardienne augure des meilleurs auspices, nous avons hâte de découvrir la prochaine exposition prévue pour cet automne qui portera sur les questions de jeunesse, de révolte et de consommation. Figures de l’Artifice confirme en tous les cas une relève à la hauteur de l’histoire du lieu, avec une jeune équipe passionnée et passionnante.

En attendant, ceux qui auraient fait la bêtise de louper cette exposition peuvent se consoler avec un catalogue de l’exposition qui, chose trop rare, présente le travail de muséographie des concepteurs. Cela en fait un outil exceptionnel pour réfléchir sur la démarche muséographique :

Figures de l'artifice, édité par Marc-Olivier Gonseth, Yann Laville et Grégoire Mayor. Textes de Patrick Burnier, Amin Ladhani et Christopher Pannett; Suzanne Chappaz-Wirthner; Daniela Cerqui et Kevin Warwick; Olivia Gazalé; Marc-Olivier Gonseth, Yann Laville et Grégoire Mayor; Olivier Goulet; Patrick J. Gyger; Gérald Minkoff; Ulrich Weber. Bibliographies. 21 x 27 cm, 240 p.
ISBN 978-2-88078-031-9 © 2007
broché CHF 50.00. ISBN-10 2-88078-031-4 ISBN-13 978-2-88078-031-9

"Cent ans d'ethnographie sur la colline de Saint Nicolas"


Le MEN, Musée d’Ethnographie de Neuchâtel, propose avec cet ouvrage non seulement un fort bel objet pour tous ceux qui veulent se remémorer les expositions célèbres du lieu, mais aussi un instrument de travail pour le chercheur et le muséographe. En présentant à l’occasion de son anniversaire, l’histoire du musée, mais aussi des fiches détaillées des expositions conduites sous la direction de Jacques Hainard, le MEN fournit là un outil précieux.

À signaler un article de Marc-Olivier Gonseth qui propose une typologie des expositions au regard des démarches et des orientations conceptuelles. Seul regret, l’absence puisque publié concomitamment de la dernière exposition de l’équipe avant le départ de Jacques Hainard pour Génève, Remise en boites, exposition renversante de subtilités et d’imaginations. Il faudra compléter avec le catalogue et le texpo publié à cette occasion. Ne boudons pas notre plaisir, cet ouvrage figure aux indispensables pour ceux que la muséo intéresse.

Marc-Olivier Gonseth, Jacques Hainard et Roland Kaehr. Cent ans d'ethnographie sur la colline de Saint-Nicolas. Neuchâtel: Musée d'ethnographie. 28,5 X 25 cm © 2004. ISBN 2-88078-030-6
Relié CHF 150.-

dimanche 3 février 2008

Publications: La Place des Publics


Vient de Paraître:

La Place des Publics, sous la direction de JACQUELINE EIDELMAN MELANIE ROUSTAN BERNADETTE GOLDSTEIN, De nouvelles approches socio-économiques pour mieux déterminer la politique des publics du musée, La Documentation française, 2008.

Un ouvrage qui fait le point sur les études de connaissance des publics dans les musées et d'évaluation des expositions, recherches conduites depuis 2000.

Sommaire et informations:

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/9782110067937/index.shtml