CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: Musée et Guerre, quels rapports ?
La Formation en muséologie :

Vous êtes intéressés par une formation initiale ou par la formation continue en muséologie et muséographie ? La formation MEM : Master Expo-Muséographie, en conception des expositions de l'Université d'Artois est faite pour vous !

Voir les renseignements :

ou sur le site de l'Université : (document à télécharger colonne de droite) ou sur ce lien.

Master MEM

jeudi 13 mars 2008

Musée et Guerre, quels rapports ?


Étonnant livre que celui d’André Gob sur les relations des musées aux périodes de guerre. D’une grande érudition, il s’agit moins d’un livre d’histoire, comme en prévient du reste l’auteur dans sa préface - même si l’histoire en forme la matière première -, que d’un livre de muséologie. Car avec aisance, André Gob passe d’une période à l’autre, de la Révolution à Bagdad, des campagnes napoléoniennes aux restitutions récentes, de la période hitlérienne au massacre des Bouddhas de Banyan. Cette absence de progression chronologique n’en fait pas pour autant un mélange hétéroclite, mais une promenade intellectuelle pour mieux comprendre le sens du musée, ses missions et ses comportements, même quand ils sont répréhensibles ou pervers. Il faut par conséquent saluer cet exercice courageux, qui fera grincer très certainement quelques dents, car l’auteur n’hésite pas à dire ce qu’il pense, même si cela dérange. Il s’en prend notamment aux comportements qui oubliant l’intérêt public privilégient la collectionnite. Le pillage, la saisie, la spoliation, le butin… autant de concepts que ce livre contribue à définir. Le dernier chapitre est une remarquable démonstration à laquelle parvient l’ouvrage en rassemblant les éléments présentés au cours du livre. Certes, on pourrait discuter certains aspects, et prétendre par exemple que le butin de guerre est malgré tout un moindre mal, car il y a au moins reconnaissance de la notion de trésor, alors que le pire pour le musée est sans doute la destruction pure et simple par des actes que l’on n’hésiterait pas, pour notre part, à identifier à la barbarie (s’il est encore possible d’utiliser ce terme de nos jours…). Les récents événements en Irak ou en Afghanistan en donnant des exemples malheureux. Mais l’auteur mentionne aussi avec justesse la responsabilité américaine dans les saccages.
Plus généralement, les récits qui sont faits dans l’ouvrage tiennent le lecteur en haleine, car ce sont à chaque fois des formidables aventures, celle des œuvres, des hommes, des musées... Ajoutons que des transitions sont ménagées à chaque chapitre, avec des éclairages de quelques pages, sur des études de cas, contributions d’une dizaine de spécialistes européens sur chaque domaine.

Aucun commentaire:

Une erreur est survenue dans ce gadget