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mardi 29 juillet 2008

La BD s’attaque au musée !


Contrairement aux affirmations prêtes à dénoncer la distinction entre deux cultures, savante et populaire, on a vu bien des expositions de bandes dessinées, ou plutôt de planches de dessinateur célèbre dans les plus grands musées. Il faudrait d’ailleurs s’interroger sur cette tendance à l’heure de la recherche d’expo blockbuster… Ainsi de Franquin à la Cité des Sciences, de Hergé à Beaubourg, du Capitaine Hadock au musée de la Marine, de Blake et Mortimer au Musée de l’Homme, de la bande dessinée d’auteurs juifs ou inspirés au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme… nous avons vu toutes ces expositions et la plupart du temps elles nous ont laissé assez indifférent, ayant le sentiment qu’elles s’adressaient d’abord à des fans dans la pure lignée du musée pour fétichistes. Voir une planche isolée d’une œuvre qui est d’abord l’art du mouvement et de la narration n’a d’intérêt que limité, ce d’autant que l’art graphique n’est pas toujours au rendez-vous. De même, les expositions de bandes dessinées dans les grands festivals, Angoulême ou Lucerne, nous produisent le même effet, même si dans le dernier cas, l’idée d’exposer dans des lieux incongrus, y compris jusque chez des habitants de la ville, donc dans les espaces privés, est des plus originale, mais c’est un autre sujet.
Le musée Granet d’Aix-en-Provence a eu une vraie démarche transversale, anthropologique, ou caractéristique de ce que nous appelons la méthode des musées de société, catégorie certes encore mal définie. En développant un vrai discours et une vraie recherche sur les rapports entretenus entre la bande dessinée et le musée, l’exposition sort des sentiers battus. Le catalogue lié à l’exposition est des plus intéressants, il passe en revue dans des textes toniques des thèmes complémentaires, déployant une réflexion aux multiples facettes. On y confirme que la bande dessinée entretient avec l’institution des liens et des représentations des plus stéréotypés. Le lecteur retrouve des exemples maintes fois vus, mais ici analysés, et découvre aussi des vraies perles.
Signalons également au passage un ouvrage (d’ailleurs beaucoup cité dans le catalogue d’Aix) et qui est belle réussite sur le thème, qui déploie une réflexion forte sur le musée, ce qui est rare dans le genre. Ouvrage résultant d’une commande d’écriture du musée du Louvre : Les Sous-sols du Révolu de Marc-Antoine Mathieu.

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