CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: Pour ou contre un musée de l’Histoire de France ?
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mercredi 11 février 2009

Pour ou contre un musée de l’Histoire de France ?

Le débat semble lancé par des papiers parus dans la presse, le dernier en date dans Le Monde, signé de deux historiens, Daniel Roche et Christophe Charle, le 8-9 février dernier, contestant l’idée de la création voulue par le président Sarkozy d’un Musée de l’Histoire de France. Il a bien des raisons pour s’inquiéter de la création d’un musée alors que le gouvernement dispose d’un ministère de l’identité nationale. On sait que les musées d’histoire peuvent être instrumentalisés pour les pires causes, et notamment identitaires par les politiques. L’histoire en conserve en mémoire de fameux. Cependant, les arguments avancés ici nous semblent pour le moins contestables, et surtout trahissent une conception du musée pour le moins éculée, le comparant à un sarkophage (la blague est bonne, certes), mais parlant aussi de mise en boîte, “de choses offertes au regard” accompagnées de textes sur les murs. Ils traduisent ainsi leur propre conception du musée ! Comme si le musée n’avait pas découvert par l’exposition contemporaine des façons vivantes et dynamiques de présenter l’histoire, comme si la nouvelle muséologie n’avait jamais existé ! Et nos auteurs de contester l’utilité d’un tel musée à l’heure de la construction européenne, comme si penser le passé, ne servait pas à affronter et préparer l’avenir. Bref, sans prendre parti pour le projet présidentiel, les arguments ne sont pas les bons, car ce n’est pas un musée d’histoire de France qui est impossible ou problématique en soi, mais la façon de le concevoir. Et là dessus, on ne saurait repousser l’idée seulement en faisant un procès d’intention. A près tout, beaucoup de pays ont des musées présentant leur histoire nationale, sans que cela soit pour autant offusqLienuant, ce qui importe c’est le contenu et la manière de le faire. Attendons donc de voir le programme précis. Enfin reste un argument encore plus dangereux, qui refuse de dilapider des crédits utiles à la recherche dans des missions culturelles, c’est-à-dire de sensibilisation et de diffusion, et c’est une dénonciation des plus contestables et dangereuses pour le muséologue, comme pour l’action culturelle en général. S’il y a un argument qui peut être avancé raisonnablement c’est de savoir si il convient de multiplier les grandes institutions dévoreuses de crédits, à chaque nouveau président, où s’il ne serait pas temps de penser à un véritable développement culturel s’appuyant sur les sites existants.
Pour un développement de cette critique, voir le site d'Expologie.

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