CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: novembre 2010
La Formation en muséologie :

Vous êtes intéressés par une formation initiale ou par la formation continue en muséologie et muséographie ? La formation MEM : Master Expo-Muséographie, en conception des expositions de l'Université d'Artois est faite pour vous !

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ou sur le site de l'Université : (document à télécharger colonne de droite) ou sur ce lien.

Master MEM

mardi 30 novembre 2010

It's Fun To Work at the New MFA !

Il fallait oser faire un clip sur la rénovation du musée de Boston, mais bon cela donne un coup de jeune assurément. Regardons plutôt la vidéo ! En attendant la visite...



dimanche 28 novembre 2010

Chut ! Voici Bruits

Toujours aussi fabuleuse, comme des tours de prestidigitation conceptuelle, les expositions du MEN nous laisse à chaque fois pantois. Cette nouvelle exposition Bruits, premier volet d'une trilogie sur le patrimoine immatériel, n'a rien à envier aux excellents exercices précédents présentés au MEN. L'équipe sait se renouveler tout en creusant le même sillon et les questions lancinantes qui l'animent : l'objet, sa mémoire, sa conservation et son usage, sa récupération ambivalente... Il ne faut pas trop en dire, juste qu'il y est question de coquillages, de conques ultra-marines, de caisses, de périscopes, d'industries, de déserts et de festivals ! Il y est question aussi de contrôle, de mesure et de patrimonialisation. Et de bien autres choses. Les explorateurs du son y sont célébrés. Avec l'énoncé de ce bric-à-brac, nous espérons faire comprendre qu'une prouesse de conceptualisation tient le tout et structure un propos des plus cohérents. Comme toujours, et c'est là une force qui s'inscrit de manière de plus en plus évidente au fur et à mesure des expositions, la muséographie et la scénographie sont étroitement orchestrées, à un point rare dans le monde des expositions. Le talent de Patrick Burnier est, une fois de plus, à souligner. Bref, à voir de toute urgence. Ce que nous avons fait avec les étudiants de muséo, qui en sont revenus comme toujours bluffés !

A voir jusqu'au 15 septembre 2011.

samedi 27 novembre 2010

Les manuscrits de la discorde

Michel Guerrin dans Le Monde daté du 25 novembre revient sur la question des restitutions au travers de l'exemple des manuscrits coréens détenus par la Bibliothèque Nationale de France depuis qu'ils ont été pillés par la marine française en 1866. Depuis des années, la Corée du Sud demande la restitution de ce qui est considéré en Corée comme un trésor national. Nous avions compris la portée symbolique, mais aussi la charge émotive qui entourait cette demande de restitution et l'attachement à ces biens lors d'un voyage en Corée il y a deux ans, plusieurs personnes s'en étant alors émus. Qui connaît vraiment ces manuscrits en France ? Est-ce une raison pour que Nicolas Sarkozy promette une restitution en marge d'un sommet ou entre deux négociations commerciales, sans même prendre l'avis des experts ? (Le Monde du 13 novembre). Jack Lang peut bien inventer une distinction entre patrimoine universel et bien entrant dans le domaine de l'identité nationale (tribune du 18 novembre), tout cela est assez fumeux (autant que cette notion même d'identité nationale !!), comment et qui fera la distinction entre les biens détenus par les musées ? Il serait plus raisonnable de prendre en compte la situation et de se demander si ces objets ne seraient pas mieux conservés et mieux valorisés par un pays qui, bien qu'équivalent à la France en nombre d'habitants se trouve être bien plus riche, et donc mieux doter pour entretenir son patrimoine... Longtemps l'argument de la conservation a été mis en avant pour s'opposer aux restitutions, les musées non occidentaux n'étant soit-disant pas assez bien dotés... Cet argument était dangereux, aujourd'hui il s'inverse. Les musées sud-coréens sont non seulement magnifiques, mais ils sont fréquentés par la population, et surtout la jeunesse, comme nul musée européen... Bref, l'affaire est loin d'être simple... Ne faudrait-il pas condamner les restitutions dont on voit bien la boite de pandore qu'elles ouvrent et en même temps prendre la mesure de cette demande ? La solution du prêt est évidemment très contestable par son hypocrisie, mais ce n'est peut-être pas idiot. Après tout en classant le patrimoine comme mondial justement, il est affirmé qu'il appartient à tous, et par conséquent tous sont susceptibles de l'entretenir. Ne faudrait-il pas proposer que ce soit le projet de valorisation proposé qui décide de celui qui va le mettre en oeuvre ? Car depuis 1866, qu'est-ce que la France a fait pour ces manuscrits ? Nous ne doutons pas que la Corée dispose d'un meilleur projet...

dimanche 21 novembre 2010

Citoyens ! A nos portes-monnaies !


Le Musée du Louvre conduit une campagne de collecte de fonds pour acquérir un tableau de Lucas Cranach absolument superbe : Les Trois Grâces. Ce n'est pas là, une oeuvre de plus, c'est un joyau absolu. Allez constater de vous même sur le site. Bref, nous sommes pour un mécénat populaire qui fasse vivre cette union indissoluble entre un peuple et son musée, celui de la Nation, ouvert généreusement à la planète entière. Mais bon, il y a quand même des limites, espérons qu'ils ne l'enverront pas après à Abou Dhabi... (quoique, cela ne serait peut-être pas idiot d'envoyer quelques nus pour les décoincer !) Revenons à notre sujet, c'est bien de revivifier ce qui était courant à la fin du XIXème, les souscriptions pour les arts, ce qui nourrit ainsi un débat et une attention dans la population. Nous avons jusqu'à fin janvier pour donner, rappelons-nous que la déduction des impôts est dans ce cas très importante. Par exemple, si vous contribuez à hauteur de 200 euros, vous ne donnez en réalité que 66 euros... Allez un petit geste pour les fêtes, offrez-vous un atome de Cranach ! Vous ne le regrettez pas !

samedi 20 novembre 2010

Pratiques d'évaluation au musée

Nouveau volume, le sixième, d'une collection qui se complète progressivement et sûrement. Cet ouvrage, conçu par Nathalie Candito, chargée d'évaluation au sein du musée des Confluences, et épaulé par Corinne Allainé, s'avère un outil très précieux. En s'appuyant sur une démarche empirique, à partir des multiples enquêtes conduites dans le musée, l'auteure propose une formalisation théorique et méthodologique aisément transposable pour les autres sites. Les diverses méthodes sont présentées et illustrées par des exemples et des synthèses très pragmatiques sont faites pour bien faire comprendre les démarches. Demeure la nécessité de mettre en oeuvre l'évaluation pour se l'approprier, mais cet ouvrage vient combler un manque certain sur le domaine. Nous avions pour projet avec Joëlle le Marec d'un tel ouvrage depuis longtemps, mais le temps nous a manqué pour le réaliser, nous sommes heureux de voir ce projet enfin concrétisé avec un apport de qualité. Les illustrations très plaisantes de Rose Poupelain agrémentent la lecture. La bibliographie, certes incomplète, mais on comprendra qu'il est impossible de citer tout le monde, permet au lecteur qui le désire d'aller plus loin.


Plus d'information sur le site :

mardi 16 novembre 2010

Le CICSTMSEAONN on adore !

Quelle réjouissance que de voir les médiations développées au musée s'inspirer du théâtre de rue, car cela fait immanquablement penser aux univers décalés que produisent les compagnies les plus farfelues. Pour l'exposition Dans l'Ombre des dinosaures, au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris Les Chevreaux suprématistes, équipe d'artistes inspirés, que nous avions déjà remarqué lors de l'exposition Bêtes et Hommes à la Grande Halle, ont conçu des petites vidéos adorables. Il est rare que l'humour soit utilisé dans les expositions en France, et la veine fait plutôt penser à ce que l'on peut désormais appeler "une tradition" du muséum de Neuchâtel. Avec CICSTEMSEAONN, on rit et cela égaye une exposition qui serait sans quoi un brin austère. Car l'exposition est belle mais étonnante avec ses partis pris scénographiques très différents selon les espaces thématiques. Notons que l'on retrouve sur le site internet fort bien fait, les jeux déployés dans l'exposition pour poursuivre ou retrouver les plaisirs de sa visite. On pourra même y retrouver les fameux films intégralement.


samedi 13 novembre 2010

Wim Delvoye en fait trop

Incroyable Wim Delvoye qui après ses cochons tatoués et autres machines à merde (voir Cloaca n°5 présenté à Montréal en janvier 2009 et relaté dans nos anciennes chroniques), ou sa bétonneuse en bois sculptée présentée ce printemps au Grand Hornu, adore nous surprendre encore en proposant une "revisitation" des églises baroques. Ses cathédrales ne sont pas en allumettes, mais elles rivalisent dans le détail évoquant tour à tour les travaux des compagnons (ses prouesses ne démériteraient pas au musée des compagnons de Tours), l'art populaire ou tout simplement la folie d'un maniaque mégalomane. Car la performance du détail répond à l'excessif, puisqu'il installe un clocher de 16 mètres de haut en terrasse du musée des Bozar de Bruxelles. Mais ce que nous avons le plus aimé ce sont ses christs tourbillonnants, d'une grande beauté, tant en dessins qu'en sculptures, évoquant tant l'ADN que les colonnades de Saint Pierre de Rome. Christs en série aux allures mécaniques qui viennent tournoyer comme des nageurs infatigables ou des derviches tourneurs !

jeudi 11 novembre 2010

La Teuf au Bozar

Soirée spéciale avec DJ, lasers et boissons énergisantes mercredi soir, au Bozar. La jeunesse danse et s'amuse tout en visitant les expositions, notamment celle de Gilbert et Georges. Grande et magnifique exposition rassemblant près de 85 oeuvres parmi les plus récentes. Kaléidoscopes chargés de multiples couleurs et de références à la perfide Albion. Ce qui compte ce sont les performances qui se jouent devant les toiles, les mariées affolées, la bizarrerie de ce moment particulier quand le musée se transforme en boite de nuit et que l'ivresse emporte l'art dans des sidérations médusées. S'agit-il de mieux voir ? Est-ce là la démarche permettant de sensibiliser la jeunesse dorée bruxelloise aux exigences artistiques ? Plus simplement est-ce ainsi assumer le musée comme lieu de vie et de débordement possible ? L'affaire est-elle tout simplement rentable à huit euros l'entrée plus boissons indispensables aux rythmes de la transe ? Peu importe le succès assuré de l'opération montre que le lieu d'exposition s'affranchit de ses anciennes pesanteurs conservatrices pour s'inventer un peu plus chaque jour.

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