CayVpNAT7ml2gRzbwqbd/1MvPCt81BAtirczG/NTy3s= MuséoGraphie-MuséoLogie: septembre 2013
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mercredi 25 septembre 2013

Charles Ratton et l'invention des arts primitifs

Intéressante exposition qui vient de se clôturer au musée du Quai Branly sur Charles Ratton collectionneur et marchands, amateur d'arts dits primitifs. Le commissaire Philippe Dagen et le conseiller scientifique Maureen Murphy invitent à explorer l'émergence d'un intérêt esthétique apparu avec le siècle qui succède à un intérêt pour la chose exotique et l'objet ethnographique. Evidemment, il n'est pas anodin qu'une semblable exposition soit présentée au MQB, lieu dont la genèse même est également liée à la vie d'un collectionneur Jacques Kerchache. On voit comment les surréalistes et l'ensemble de la gente artistique et intellectuel du XXème siècle sont fascinés et se réfèrent constamment aux collections exotiques. On peut y vérifier combien le marché de l'art est lié à la reconnaissance institutionnelle que porte l'exposition. C'est aussi l'occasion de revisiter une série d'expositions du XXème siècle et ce n'est pas le moindre intérêt muséologique. On constate sur les photographies anciennes combien la scénographie à pris d'importance dans les expositions contemporaines ! On pourra s'étonner que l'exposition débute en faisant référence à l'exposition coloniale de 1931, sans jamais la présenter réellement...

jeudi 19 septembre 2013

Vivre en Camus


L’exposition « Vivre en Camus » au musée de Harnes, proposé dans le cadre d’un projet tuteuré avec les étudiantes du Master Expographie Muséographie de l’Université d’Artois et en partenariat avec la Ville Pays d’Art et d’Histoire de Lens-Liévin et le musée de Harnes, permet de mettre en valeur un aspect peu connu de la reconstruction. La collecte d’archives et de témoignages auprès des habitants de cette cité donne lieu à une exposition sympathique par l’empathie qu’elle déclenche chez les intéressés. Nombreux aux deux inaugurations, les locaux démontrent l’attachement et la sensibilité dont ils font preuve. Ce beau projet d’exposition est d’abord la mise en oeuvre d’une véritable action culturelle, investie, militante, car conduite pour les intéressés. L’exposition est la manifestation concrète d’un long processus pour faire émerger des mémoires et construire des relations de confiance. Elle met en scène, en musiques et en paroles, la vie quotidienne de cette cité ouvrière. A voir jusqu’au 29 septembre. 
A lire également sur : L'Art de muser

jeudi 12 septembre 2013

Landru - 6h10 - Temps clair


Pourquoi Landru a t-il connu un tel succès ? Devenue figure mythique, donnant lieu à une production culturelle populaire impressionnante, au travers de chansons, de cabarets, de films, l’assassin fascine dès son arrestation, et le tout Paris se précipite à son procès, donnant lieu à un feuilleton médiatique mémorable. Ce n’est pas seulement l’inimaginable de ce personnage à la double vie, père tranquille qui abuse de pauvres femmes en leur volant leurs biens, avant de les découper en tous petits morceaux afin de les enfourner dans sa chaudière, affaire rassemblant le sexe, l’argent, la mort dans une visée diabolique derrière des apparences de l'homme comme il faut. L'effroi est ambivalent car on sent que le public ne peut s’empêcher d’éprouver une certaine sympathie pour cet odieux personnage, rien à voir avec Jack l’éventreur en quelque-sorte. L’exposition présentée au Musée des lettres et manuscrits a le mérite d’attirer l’attention sur le phénomène. Exposant les pièces du dossier, elle met également en lumière ce que l’on oublie trop, la présence massive de femmes seules alors que bien des hommes sont morts à la Grande Guerre. Landru est effrayant dans sa méthodologie soignée. Pourtant celui-ci s'évertuera à nier malgré toutes les preuves. L’exposition ne résout pas l’énigme, mais tient en haleine, simplement mais efficacement. 

mardi 10 septembre 2013

Ouverture d'un nouveau parcours au musée des beaux-arts de Dijon


Incontestable réussite pour cette première phase de travaux au musée des beaux arts de Dijon, qui a inauguré le week-end dernier son parcours Moyen-Age et Renaissance. De nouveaux espaces gagnés dans le Palais qui agrandissent de beaucoup le musée. Une rencontre rare entre les collections et le bâtiment  du Palais des ducs et des Etats de Bourgogne qui est désormais largement explicité et mis en valeur. Très bel écrin architectural, réhabilité par les Ateliers d’Yves Lion, et magnifique travail conduit sous la houlette de Sophie Jugie, conservatrice du musée et de son équipe. Il faut saluer outre les oeuvres, la plupart restaurées pour l’occasion, et la scénographie équilibrée, le travail de muséographie, c’est-à-dire sur les contenus (n’en déplaise au vocabulaire encore en usage dans les musées de beaux-arts...), et tout particulièrement les médiations déclinées pour différents publics. Elles sont particulièrement soignées et efficaces. C’est remarquable de constater combien la chose est devenue naturelle et combien elle plait aux publics. Ainsi les multimédias, mais aussi les tables de salle fournissent des contenus clairs et bien calibrés. Outre la rénovation du site internet du musée, saluons également la publication d’un très bel ouvrage, fort utile, qui présente le chantier et les différents corps de métiers mobilisés. Il montre comment en rénovant le musée, un palais est révélé puisque ça a été l’occasion d’entreprendre des recherches et de mieux connaitre ce bâtiment pourtant réputé. Publié aux éditions Faton, c’est un ouvrage aussi rare qu’utile, et dont l’idée était judicieuse. Nous attendons avec impatience désormais l’inauguration de la seconde tranche des rénovations ! 

dimanche 8 septembre 2013

Musée de l’automobile


Belle réussite que ce musée de l’automobile deTurin que François Confino a accompagné pour sa scénographie. Sans conteste réussi, le lieu prend une tournure convaincante, même pour des gens comme nous, plutôt rétifs aux plaisir de l’automobile... C’est sans doute parce que la collection est manifestement exceptionnelle et d’une grande ampleur que la réussite passe si bien sans jamais tomber dans le parc d’attraction, ce qui est le risque majeur d’une telle démarche scénographique. Les ambiances, les propos, la manière d’apporter des notes d’humour et de grandes trouvailles rendent la visite fort agréable. Une démonstration de main de maitre de ce dont le pouvoir de la scénographie est capable. A comparer avec d’autres, comme le musée de Mulhouse qui a cherché à améliorer par petites touches ces espaces en devenant Cité de l'automobile, on sent combien un programme pensé de manière globale et cohérente peut faire la différence. Ne pas hésiter à prévoir une bonne demi-journée pour les amateurs !

mardi 3 septembre 2013

My Joburg : Johannesburg vu par ses artistes

Idée simple mais efficace que celle de ce cycle suivi par La Maison Rouge à Paris, de présenter une ville par l'intermédiaire de sa scène artistique. Ce que le lieu appelle des scènes artistiques "périphériques" de l'art contemporain, avec un reste de condescendance un peu surprenant, mais pour habiliter aussitôt des villes comme point d'intérêt majeur. Après Winnipeg au Canada, voici donc la ville de Johannesburg à l'occasion de la saison France-Afrique du Sud. Ville minière récente, identité qui imprègne bien des oeuvres présentées, c'est aussi l'occasion de découvrir une ville et de mieux connaitre un pays. Apprécions l'accompagnement, tant par le petit livret d'aide à la visite toujours très bien conçu, que par les textes d'exposition, qui ont pour souci de rappeler le contexte, la situation géopolitique, historique, sociologique, pour mieux situer les oeuvres. Chose suffisamment appréciable et pas si fréquente dans les centres d'arts... Les artistes et commissaires associés Bettina Malcomess et Dorothee Kreutzfeldt présentent leur travail et celles de leur concitoyens. Nous ne citerons pas ici les oeuvres, juste une seule monumentale et représentative de notre vision stéréotypée de l'Afrique du Sud, celle de Jane Alexander, appelé Security, qui fait froid dans le dos (mais comme on ne peut faire de photographies dans cette exposition, encore des oeuvres qui resteront enfermées dans le silence... - pour un aperçu, voir ici).

dimanche 1 septembre 2013

Spectacle vivant hors du musée !


Une fois n’est pas coutume, attardons nous sur une video mise en ligne par le Rijksmuseum d’Amsterdam. Toujours innovant sur les médiations, le musée avait, on s’en souvient demandé, il y a une dizaine d’années, à Peter Greenaway de réaliser une proposition artistique sous forme d’événementiel à partir de la Ronde de nuit de Rembrandt (voir aussi son film), véritable Joconde de l’institution. C’était dans le noir que l’on découvrait un tableau qui prenait vie sous l’effet d'un spectacle multimédia. C’était d’autant plus judicieux que ce tableau a connu des scénographies fort différentes par le passé, mais toujours mis en scène comme une pièce de théâtre, souvent avec rideaux rouges et apparition. Le 13 avril dernier, le tableau a été réinstallé suite à rénovation du musée, et il est donc temps de marquer les esprits et de fêter ça.
Dans l’expérience présente, nous sommes dans une autre dimension, mais toujours dans une filiation théâtrale, davantage du côté des arts de la rue si l’on veut. N’en disons pas trop, si ce n’est que performance artistique, médiation culturelle, communication et volonté de démocratisation se rejoignent ici de manière efficace. Quand le tableau s’incarne parmi nous... Très amusant : à voir sur You Tube


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